En résumé
- Les experts prévoient des tendances marquantes pour 2026, avec une convergence notable des analyses des grandes institutions financières.
- La thèse n°1 met en lumière un rebond des entreprises de logiciels, qui surfe sur la vague de l’IA plutôt que d’être disrupter.
- La thèse n°2 souligne que la croissance de l’IA stimulera également d’autres secteurs de l’économie réelle, comme la consommation et l’industrie.
- La thèse n°3 cible les matières premières, avec un intérêt particulier pour l’or et le cuivre, essentiels dans la transition énergétique.
- La thèse n°5 avertit que le consensus actuel, bien que fort, en soi représente un risque et une opportunité pour l’investisseur en 2026.
Chaque début d’année amène son lot de prévisions d’experts, un flux continu d’analyses qui, bien souvent, finit par créer plus de confusion que de clarté pour l’investisseur. Comment distinguer le signal du bruit ? Pour y voir clair, j’ai consolidé les perspectives de plusieurs géants de la finance (Jefferies, Goldman Sachs, Morgan Stanley…).
L’objectif : extraire les 5 thèses les plus contre-intuitives et impactantes pour 2026.
Voici les meilleures idées d’investissement des experts en bourse. Vous pouvez télécharger le rapport complet en bas d’article.
Et visionner l’analyse commentée en vidéo ici
Thèse n°1 : La Revanche des Mal-Aimées du Software
Contre toute attente, une conviction forte émerge : le rebond spectaculaire des entreprises de logiciels (« software ») que le marché a lourdement sanctionnées. La crainte dominante était que ces acteurs se fassent « disrupter » par l’intelligence artificielle.
Cette idée, mise en lumière dans l’analyse de Jefferies et corroborée par les choix de Goldman Sachs, consiste à parier contre le marché. L’argument central est que ces entreprises (comme Salesforce, Adobe ou ServiceNow) ne vont pas subir la vague de l’IA, elles vont la surfer. Elles sont en première ligne pour intégrer ces technologies, innover et, par conséquent, rebondir fortement.
« …un indice entier de mal-aimés qui se font défoncer par l’IA où on peut se dire quand même que ces entreprises là font elles-mêmes de l’IA donc ne vont pas se faire complètement disrupter non plus et connaîtront très certainement une vague au minimum de rebond. »


Thèse n°2 : Au-delà de l’IA, le Vrai Moteur sera l’Économie « Réelle »
Un thème majeur traverse les analyses de Goldman Sachs, Morgan Stanley et Evercore : la « rotation » des capitaux. L’idée est que la hausse spectaculaire de l’IA va maintenant se diffuser et stimuler le reste de l’économie. Les bénéfices ne seront plus cantonnés à la tech pure, mais irrigueront les secteurs plus traditionnels.
Cette rotation se décline en trois grands axes :
- La consommation des classes moyennes : Les paris se portent sur un retour en force de la consommation, ciblant des secteurs comme la restauration (Starbucks), l’habillement (Nike), le voyage (TUI, Accor) et les biens de consommation (Home Depot, Walmart).
- L’industrie et la logistique : La reprise stimulera des géants du transport (FedEx), de l’industrie (Schneider Electric, Siemens, Honeywell) et même de l’énergie traditionnelle (« énergie sale »).
- Les matières premières : Cette reprise généralisée de l’économie « réelle » ne peut se matérialiser sans une demande massive en ressources fondamentales. C’est ce qui ancre la troisième grande conviction des experts : le retour en force des matières premières.

Thèse n°3 : Le Pari sur l’Économie Physique – L’Or et le Cuivre en Ligne de Mire
Goldman Sachs affiche une conviction particulièrement forte sur les matières premières, les plaçant au cœur de sa stratégie pour 2026. Deux actifs se distinguent nettement.
- L’Or : La banque d’investissement est extrêmement optimiste, avec un objectif de cours de « quasiment 5000 dollars ».
- Le Cuivre : Identifié comme crucial par Goldman Sachs et Jefferies, le cuivre joue sur deux tableaux. Il est indispensable à la construction des data centers pour l’IA, mais aussi un pilier de la transition énergétique (solaire, éolien). Des acteurs comme Freeport sont cités comme étant bien positionnés pour capter cette double demande.

Thèse n°4 : Le Pari « Contrarien » sur les Petites Entreprises et l’International
Alors que la plupart des experts restent focalisés sur les géants américains, Bank of America se distingue par une vision plus « contrariante ». Plutôt que de suivre le troupeau, la banque parie sur les segments de marché qui ont sous-performé.
Sa stratégie se concentre sur les « small et mid caps » (petites et moyennes capitalisations) et sur les actions internationales. Elle cite spécifiquement la Chine, le Japon et l’Allemagne comme des zones géographiques à fort potentiel. Cette vision s’oppose notamment à celle de Morgan Stanley, qui continue de privilégier les États-Unis, illustrant une rare divergence d’opinion parmi les grandes institutions.

Thèse n°5 : Le Vrai Risque (et l’Opportunité) : le Consensus Lui-Même
Cette convergence d’analyses nous amène à la thèse la plus « méta » et la plus stratégique pour 2026 : le danger et l’opportunité ne résident pas dans une thèse spécifique, mais dans la force du consensus lui-même.
Lorsqu’un consensus est aussi fort, cela ne signifie pas qu’il est faux sur le long terme. Cependant, cela crée les conditions parfaites pour une correction à court ou moyen terme. Une simple peur passagère, comme un ralentissement économique légèrement plus fort que prévu, pourrait suffire à déclencher un violent « secouage de cocotier » sur les marchés.
Cette correction ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme une « fenêtre de tir et des fenêtres d’opportunité long terme ». Elle permettrait d’acheter des actifs de qualité, identifiés dans ce consensus, mais à des prix bien plus attractifs.



Conclusion : Et Vous, Quel Est Votre Pari ?
En définitive, la feuille de route des experts pour 2026 est d’une clarté déconcertante. Rotation vers les cycliques, revanche des mal-aimés du software, boom des matières premières : le consensus est total. Mais pour l’investisseur averti, la véritable stratégie n’est pas de suivre aveuglément ce chemin balisé, mais d’anticiper le « secouage de cocotier » que ce consensus même rend presque inévitable. La prochaine correction ne sera pas un signe de faiblesse du marché, mais le véritable signal d’achat de l’année.
Face à ce consensus, quelle est votre conviction personnelle pour 2026 ? Et comment vous préparez-vous au potentiel « secouage de cocotier » à venir ?
Vous pouvez télécharger le rapport complet des meilleurs investissements 2026 ici
Portefeuille Graphseo bourse
Le short Nasdaq , novavax et un petit rebond sur Tep ont permis d’amortir le choc. Après des accumulations, j’ai finalement élagué devant la non tenue du marché. Il est temps de faire attention et sauvegarder la perf. D’autant que je suis axé très spéculatif.
amicalement
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Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
