Crise Bourse : Les risques à venir (Lettre Howard Marks)

Cette reprise économique est la plus détestée de l’histoire. Si bien que beaucoup ne comprennent pas la bourse. La crise, le krach boursier, les incertitudes sont autant de frustrations dans le yoyo quotidien des opinions. La majorité ne comprennent pas que pour comprendre l’évolution de la bourse il faut réfléchir selon la relation offre et demande. Sans cela, ils pensent que l’on marche sur la tête et que le plus grand krach boursier est encore à venir.

Mais il y’a des raisons rationnelles quant à cette reprise économique et surtout des marchés boursiers qui ne ressemblent à aucun autre. Pour uen raison bien précise.

La plupart des gens, des gourous et autres pessimistes font l’erreur de juger que c’est une crise classique.

Mémoire du marché.

Or, c’est une crise liée à un choc exogène.

En soit, le cycle d’expansion dans lequel nous sommes depuis des années, est toujours en cours. Nous n’avons eu qu’une correction dans ce grand cycle. Ainsi c’est ce que nous dit le marché. Bien entendu, nous tendons vers la fin de ce cycle et un autre cycle prendra alors forme. Mais en attendant, il est erroné de croire que nous avons déjà entamé un nouveau cycle. Nous perdurons dans l’ancien, un cycle de dette long terme et qui demande encore à se terminer avant d’enclencher la suite.

Depuis fin 2018, c’est notamment ma thèse des différents éléments que j’explique sur la base des deux épisodes correctifs que nous avons connus.

Des corrections de court terme dans un cycle de long terme toujours intact.

C’est la notion la plus importante à comprendre que la majorité des gens qui n’investissent pas en bourse ne peuvent pas comprendre. Il faut connaître les marchés pour l’analyser ainsi. La psychologie de l’offre et de la demande avant tout. Et bien comprendre que la baisse des taux change beaucoup de choses.

Et quoi de mieux que de lire la dernière lettre aux investisseurs d’Howard Marks où justement il dit exactement cela et pourquoi la reprise économique encore à venir ces prochaines années pourrait surprendre. Alors que nous terminons un cycle, mais que le covid ne symbolise pas la fin de ce cycle.

Bien entendu, des risques et des incertitudes, il y’en a et il y’en aura. Mais, l’avenir revêt aussi en son sein des opportunités.

Tout cela est basé sur la fin de l’épidémie. Un vaccin où sa disparation après la seconde voire la troisième vague.

Si vous êtes comme moi, sortir vous manque. Et il y’a fort à parier, que quand tout cela sera finit, vous allez certainement plus sortir, plus aller au cinéma, plus prendre de vacances, plus consommer tout simplement. Et l’économie devra bien devoir faire face à cette nouvelle forte demande, en réembauchant, et alignant l’offre. Ce qui au passage amènera de l’inflation et c’est là que je referrai un topo sur ce qu’il sera intéressant de regarder pour le prochain cycle.

Certains éléments me font penser que nous sommes bel et bien dans une continuation de l’expansion économique des dernières années qui subit une pause à cause du covid mais non pas un changement de cycle.

On voit notamment, que le cash est là, l’enthousiasme des entrepreneurs et des familles aussi. On construit plus d’immobilier à nouveau, et les créations d’entreprises sont à des niveaux records. Bref, si on fait attention quant à l’avenir en épargnant plus. On dépense également plus pour son confort au quotidien.

Voici quelques éléments choisis et commentés de la dernière lettre aux Investisseurs d’Howard Marks. Je pense que c’est une parfaite synthèse de tout ce qu’il faut avoir en tête pour investir en bourse optimalement.

Il faut un vaccin et un contrôle de la seconde vague pour croire à une continuation de la reprise économique. La reprise de la hausse des cas actuellement, laisse présager un risque pour la fin d’année et de repousser la reprise, de la voir évoluer en W
Il faudra plus de stimulus encore pour aider. Mais le jeu politique est au détriment de la population actuellement. A voir si les élections peuvent changer cela en donnant plein pouvoirs aux démocrates.
Les taux bas font que tout est moins cher. On peut constater que la population US en âge d’acheter son premier bien est aussi celle qui est la plus endettés à cause des études etc. La baisse des taux est une bénédiction pour ces primo accédants potentiels qui peuvent redynamiser le secteur immobilier alors que els autres générations lancent des travaux et réaménagements de leurs espaces. Ou achètent loin des villes. Les taux des crédits baissent et tout cela dynamise la consommation hors covid.
En bourse, on valorise les sociétés par rapport à leur profits futurs actualisés présentement. Les taux bas font que la valeur des investissements est appréciés présentement.
Les taux bas, font que même les investissements avec faible rentabilité sont intéressants et vont attirer des investisseurs.
il souligne que les US ne peuvent pas faire faillite
Dans la majorité des crises, le robinet du crédit se ferme. Les opérateurs ont peur de l’avenir, encaissent leurs pertes et ont peur de s’exposer à nouveau. En cela, il n’y a plus de capitaux, même pour les bons business. Dans cette crise, les banques centrales ont réussi à rassurer les marchés qu’elles sont et seront présentes. Une réaction rapide a réussi à conserver un marché du crédit ouvert. Les financements se font avec des taux bas. Même des investissements peu rentables deviennent lucratifs. Et pour autant on se retrouve avec beaucoup de sociétés zombies, qui survivent grâce à un financement peu cher et massivement présent que les gens ne savent plus où investir mais les sociétés restent peu voire pas rentables.
Mais que se passe t-il si le ou les stimulus ne sont pas suffisants, que les licenciements reprennent comme en ce moment et que le business se remet à baisser avec une seconde vague. Les faillites augmenteront et les investisseurs deviendront à nouveau plus prudent et donc les prix des actifs également.
La mauvaise leçon que l’on apprend aux investisseurs actuellement c’est que c’est ok de faire des paris financiers. Si cela marche, on est riche, si on perd, on est sauvé par le gouvernement. Pour éviter la panique beaucoup de business ont reçu de l’argent pour survivre alors que leur situation au-delà du covid est due à une mauvaise gestion depuis des années. Le plus gros risque en bourse, c’est quand tout le monde pense que cela ne peut plus baisser. Les banques centrales laissent supposer cela aux marchés. Pour autant ce n’est pas la mission des banques centrales que d’éviter aux marchés boursiers de baisser et elles auraient tort de le laisser supposer. Le niveau des taux long terme est le plus gros risque, chacun se souviendra de fin 2018.
Sauver l’économie à coups de trillions nous a amené à des niveau de dettes/PIB post seconde guerre mondiale. Et on sait qu’imprimer bcp d’argent c’est créer une inflation comme on a pu le voir à ce stade sur les actifs. Quelque uns des risques : Inflation, faiblesse du dollar, baisse des ratings des agences de notations pour les pays développés sur leur dette. hausse des taux longs, hausse du cout de financement, hausse des dettes pour couvrir cela, perte du statut du dollar en tant que valeur refuge.
L’impression monétaire existe depuis longtemps et n’a à ce stade pas créée d’inflation des prix au-delà des actifs. Mais c’est peut être la grenouille dans la marmite dont la température monte et qui ne constate pas qu’elle cuit. Ce que l’on sait c’est que tous les gouvernements occidentaux ont échoué ces dernières années à stabiliser une inflation à 2% malgré tout cet argent magique déversé. L’inflation est moins facilement créée qu’il n’y parait. La dernière décennie en est un exemple.
On a vu l’émergence du MMT : théorie monétaire moderne qui dit en somme que les niveaux de dette et déficits importent peu. Je pense qu’il y’a tout de même une limite que chaque pays ne peut pas franchir avant de perdre al confiance de ses créditeurs. Alors pour les US, cette limite est certainement lointaine, mais limite il y’a. C’est comme les taux négatifs, ils sont possibles, mais pas éternellement et pas à un degré supérieur à -2% à mon sens.
Pour autant, un pays comme les US ne peut pas faire faillite, quand on a une dette dans la monnaie que l’on imprime, même si nos créanciers étrangers se débarrassent de notre dette, ce n’est pas grave.
Et le dollar en monnaie de réserve devrait subsister tout simplement car il n’existe pas aujourd’hui d’alternative.
Le vrai problème n’est rien de ce qui précède mais bien une croissance molle. Sans croissance vive et durable, le château de cartes ne peut pas se maintenir longtemps. C’est pour cela que tout le monde fait tout pour la motiver. Tout est soutenable, si la croissance est là.
Le pire avenir serait la stagflation. Inflation avec croissance molle. Déflation, Personne n’en sait rien et personne n’a intérêt à faire de pari là dessus en tant qu’investisseur sensé. Les décisions d’investissement ne doivent pas être dirigée par des prévisions macro économiques. Ce n’est pas pour rien que Ray Dalio a inventé le portefeuille des 4 saisons : all weather. C’est bien en réalisant que l’avenir est imprévisible et qu’on perd à terme à faire des prévisions et à parier dessus.
Beaucoup critiquent les banques centrales mais tout ce que l’on peut dire c’est que leur réponses fut rapide et brillante. Il n’y avait pas mieux à faire et elles l’ont fait. On peut critiquer tout ce que l’on veut, mais sans ces interventions rapides, le choc aurait été bien plus violent et certainement moins facile à surmonter. Maintenant l’enjeu est à plus long terme et notamment dans la crise sociale et d’inégalités qui ne cessent de se creuser.
Les probabilités ne sont pas favorables à l’investisseur de long terme. il faudra s’attendre à de la volatilité, et à moins de rendement ces prochaines années à moins de devenir plus sélectif. L’investissement passif devrait rentrer dans une période perdue comme dans les années 60-70 et 2000-2010.
être sélectif actuellement c’est acheter le pétrole, le gas, les foncières, la distribution, mais ce sont aussi les secteurs les plus risqués au niveau des incertitudes encore ouvertes quant à la gestion de la suite du covid.
Alors comment investir dans un monde de taux bas, où rien ne rapporte grand chose. être sélectif, ou accepter des rendements moindre en échange d’un côté défensif ou continuer d’aller chercher agressivement un rendement supérieur en acceptant le risque et la volatilité supérieure aussi.
La défense est certainement la meilleur idée en attendant la suite du covid, en attendant que les probabilités soient à nouveau du côté de l’investisseur. La situation n’est pas extrême ni calamiteuse, mais le monde d’aujourd’hui a l’air correctement valorisé, et donc même dans le meilleur des scénario, on ne peut pas s’attendre à un rendement supérieur.

Pour lire la lettre complète, c’est ici.

https://www.oaktreecapital.com/docs/default-source/memos/coming-into-focus.pdf

amicalement

Julien


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About the Author Julien Flot

Julien Flot est Trader pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse. Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses conseils en bourse, analyses et trades avisés pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque! Découvrez son histoire en cliquant-ici

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