La Psychologie de l’argent expliquée

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la psychologie de l’argent. Psychologie de l’argent, c’est un livre. Qui a été écrit il y a peut-être un an, je ne sais plus trop, peut être deux, qui a rencontré un vif, un vif succès.

Et aujourd’hui, il y a une liste à peu près de 18 points globalement qui sont un petit peu pour le succès financier qui est loin d’être une science exacte. Et je pense que pour moi, la bourse c’est la même chose.

Beaucoup de personnes recherchent des process établis, mais il n’y a pas de process établi. Ce n’est pas une science, donc elle n’est pas exacte. C’est un art. Et pour moi, la gestion de l’argent, la gestion des finances est plus un art justement. Donc on va passer les 18 points en revue. Je vais les traduire avec ma capacité personnelle. N’hésitez pas à rectifier éventuellement dans les commentaires. Et on va, on va les prendre point par point et je vais les prendre un peu dans le désordre parce que je vais les prendre dans l’ordre pour moi où ils sont le plus important finalement, et ce n’est pas le même ordre qu’il y a à l’écran.

Les 7 erreurs à éviter avec votre argent

Globalement, pour moi, le premier point qui est qui est le plus important, c’est le 16 you and me, donc vous et moi : faites attention globalement aux conseils financiers qui sont donnés par une personne qui est différente de vous, parce que ces personnes là ne sont pas les mêmes objectifs, elles n’ont pas le même capital de départ, elles n’ont pas potentiellement les mêmes responsabilités familiales, le même âge et globalement les mêmes envies ou les mêmes désirs, et cetera Donc c’est la définition de bonheur, la définition de liberté financière, etc. est totalement différente pour tout le monde. Donc copier exactement ce que une autre personne a fait potentiellement oui très bien. Mais ce qu’il faut en fait, c’est surtout copier une personne qui est très similaire à nous parce que sinon on rentre dans le biais du survivant. Et ça, c’est très dangereux. C’est-à-dire de penser globalement, qu’on prend les survivants, on regarde qu’est ce qui leur a permis de survivre. Mais en faisant cela, on se biaise parce que tous ceux qui sont morts, on ne les étudie pas.

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Et on se rendrait compte éventuellement qu’en les étudiant, finalement, ils ont fait globalement la même chose que les survivants et que, en fait, il y a un paramètre qui peut être de la chance ou qui peut être autre qu’on n’a pas vu venir, qui est qui sépare véritablement les deux. En Bourse, dans la finance, ce biais du survivant est très répandu globalement et je pense très souvent qu’on cherche à copier des gens en pensant copier un certain nombre de traits de caractère ou de stratégie, et on rate en fait l’essentiel qui fait la différence parce qu’il y a des personnes qu’on fait exactement la même chose, mais qui se sont plantées. Dela même manière, vous allez avoir beaucoup de personnes qui veulent copier Warren Buffett. Mais étrangement, si vous regardez, il n’y a pas beaucoup de personnes qui réussissent, mais une majorité de personnes qui échouent. Ce qu’il faut se dire également, c’est que vous avez énormément de personnes, beaucoup qui ne veulent pas copier Warren Buffett qui se disent « Je vais juste acheter son fonds » et vous avez une majorité de personnes qui, même en achetant son fonds, perdent de l’argent.

Pourquoi ?

Parce que globalement, ils achètent le fonds quasiment sur les plus hauts du marché. Et ensuite, lorsqu’il y a une baisse et que le fonds de Berkshire Hathaway ( de W. Buffet) se prend un -30% ou un -50% dans la figure, ils perdent confiance, ils perdent espoir. Ils n’ont pas la capacité de pouvoir tenir les positions comme Warren Buffett les tient. Parce que pour eux, l’argent qu’ils ont mis éventuellement, c’est de l’argent dont ils ont besoin. Ou en tout cas, quand vous vous prenez -50 %, ça devient de l’argent dont vous avez besoin et vous finissez par avoir peur et par solder les positions. Évidemment, quand le marché augmente, vous vous n’êtes plus en position. Donc en fait, vous avez un très mauvais timing. C’est cela aussi qui est important. Alors que quand on regarde la stratégie de Warren Buffet, c’est quoi ? C’est essentiellement du Buy & Hold. Il va acheter des valeurs et les tenir pendant très longtemps.

C’est cela, globalement, la stratégie de fait. Alors après, il y a l’aspect fondamental, etc. mais vous vous rendrez compte que le nombre d’investisseurs qui font une approche fondamentale est énorme. Et pour autant, ce n’est pas, ce n’est pas voué au succès, juste parce que vous faites une approche fondamentale. Pouvez avoir un paquet de pièges, et complètement vous laminer avec une valeur qui va à la faillite. Après, Warren Buffett va vous expliquer aussi que lui concentre ses paris, là aussi et éventuellement vous concentrez les paris. Mais si vous concentrez les paris sur des mauvais paris et là aussi très rapidement, mon portefeuille peut se faire complètement défoncer. Donc c’est là tout cela complètement où ce point est très important de bien comprendre la différence entre les gens, parce qu’il y a certains de points ou Buffet fait du fondamental, donc je vais faire du fondamental. Warren Buffet fait du But & Hold, donc je vais faire du Buy & Hold. Mais Warren Buffett a surtout de l’argent.

Il peut se permettre éventuellement de se prendre un -50 % sans sourciller et en attendant, alors que vous potentiellement est-ce que vous pouvez attendre dix ans, il y a eu quatre, quatre périodes dans l’histoire, dans l’histoire financière de Warren Buffett ou pendant dix ans, il a fait zéro. Donc, Warren Buffett, il faut bien se dire qu’il bat le S&P sur l’ensemble de sa carrière. Et je ne sais plus quelle est la, quelle est justement la statistique. Mais globalement, il faut bien vous dire aussi qu’il y a des périodes qui durent des années ou c’est des années qui lui permettent de revenir au point ou il était juste avant une précédente crise. Est ce que vous pouvez encaisser ça ? Est-ce que vous avez l’estomac pour l’encaisser ? Est-ce que vous avez le patrimoine financier pour l’encaisser ? Par rapport à vos responsabilités familiales, par rapport à l’achat d’une maison ? Donc c’est cela les vraies questions à se poser. Et beaucoup de personnes ne se posent pas ces questions là et on rentre très rapidement dans le biais du survivant.

On a l’impression de faire ce que les meilleurs font, mais en fait, on loupe l’essentiel. Cela, pour moi, c’est le premier point et c’est le point majeur.

La fin du monde coûte de l’argent

Le deuxième point, c’est le point 17, c’est la séduction du pessimisme. Et cela, pour moi, c’est très important. Parce que vous vous rendez compte que globalement, la majorité des investisseurs qui sont très connus aujourd’hui, qui ont beaucoup de succès, c’est parce qu’ils ont cru en l’économie, parce qu’ils ont cru dans la capacité créatrice de l’humain, dans la capacité de toujours être capable de produire plus. Dans le monde d’aujourd’hui justement, ou l’on parle on, on sait très bien que ce qui fait cliquer les gens, ce qui attire leur attention, c’est de leur parler de la fin du monde. Donc globalement, vous avez une offre qui va répondre à la demande et donc vous allez retrouver très rapidement énormément d’articles ou de vidéos qui vont évidemment répondre à cette à cette hauteur là, ça peut vous pousser à ne pas investir, ça peut vous pousser à repousser certains investissements, et évidemment, on sait très bien que le temps, c’est de l’argent.

Donc la problématique, c’est ce qui est dit dans le livre, c’est qu’en gros, quand vous avez quelqu’un qui est optimiste, c’est très difficile à croire globalement. Et vous, à l’impression, il parle de sell speech ici, donc vous avez l’impression qu’on vous vend quelque chose. Alors que quand vous avez quelqu’un qui, vous, qui est pessimiste et qui vous dit « oulala, attention », etc., vous avez l’impression que c’est un pote et qu’il est donc en train de vous prévenir un peu pour vous protéger. La problématique, c’est qu’on vous protège très souvent des marchés haussiers les plus vigoureux de l’histoire, notamment celui des dix dernières années. Et tout un tas de gourous en fait vous ont empêché de profiter de ces marchés là en ayant la même rengaine un jour ou l’autre. Bien entendu, ils finissent par avoir raison. Mais leur but, ils savent très bien qu’en gros, pendant dix ans, ils peuvent avoir tort. Il suffit qu’il aient raison une fois, ils seront continuellement invités sur les plateaux télé et on peut faire une carrière en ayant eu raison une fois et le monde aura oublié qu’on a eu tort 100 fois auparavant.

J’avais fait déjà un article dessus. Pourquoi en gros les grands gourous vous parlent toujours du krach boursier et pourquoi ils continuent de le faire et ils ont tout à y gagner à le faire, même si ce krach boursier qui intervient est un phénomène qui est quand même très rare, parce que ça permet d’attirer l’attention et de vous réorienter vers un certain nombre de produits de protection, de type de survie, etc. Et cela, ça se fait très bien. Le vendeur de pelles, ça marche toujours très bien. Donc voilà, l’idée de ce point là, c’est de faire attention à la séduction du pessimisme. Essayez toujours de rester le plus objectif possible. Il ne faut pas être bisounours, bien sûr, mais il faut. Il faut faire attention également aux algorithmes. C’est à dire qu’à partir du moment ou vous allez commencer à regarder ce genre de vidéos, l’algorithme va penser que c’est votre sujet de prédilection. Et il va continuer de vous balancer des articles et des vidéos sur le même sujet et donc du coup, vous allez baigner là dedans et vous allez avoir l’impression que tout le monde pense pareil et que donc si tout le monde pense pareil, c’est que vous avez certainement raison et qu’en gros il faut construire l’attente et et l’abri antiatomique au fond du jardin.

Mais voilà faites bien attention à ça, essayez toujours, même quand vous pensez à quelque chose de très fort, de forcer les algorithmes en allant chercher un petit peu les explications contraires, les arguments contraires, cela vous permettra de rester le plus objectif possible. Pour moi, c’est un point essentiel parce que c’est un point de contre-performance énorme. Et les gens ne s’en rendent pas compte globalement, mais ce qui est le plus important, c’est de penser intérêts composés. Et donc, quand on parle comme ça d’une performance, d’une différence de performance, peut être de deux ou 3 % par an, ça ne paraît pas énorme. Et sur dix ans, sur quinze ans, sur 20 ans, ça fait toute la différence, croyez moi, entre une capacité de pouvoir bien vivre, mais en comptant les fins de mois et une capacité de pouvoir ne pas du tout compter les fins de mois un sur un sur des placements aussi long terme.

Croire tout et n’importe quoi

Le point 18 Pour moi, il est également très important : quand vous allez croire tout et n’importe quoi.

Donc pour moi, c’est simple l’origine de l’humain. La raison pour laquelle je pense que l’on est encore ici, c’est parce qu’avant d’avoir l’imprimerie, avant d’avoir toutes ces capacités justement de pouvoir stocker des connaissances, écrire et stocker des connaissances, les connaissances étaient transmises en fait, et donc les savoirs étaient transmis via des histoires, des histoires qui permettent de s’ancrer dans la tête et donc d’être conservés beaucoup plus facilement et donc pouvoir être répétés aux générations futures, et donc éviter évidemment à chaque fois de réinventer l’eau chaude et d’essayer de progresser sur la base des travaux qu’ont pu faire nos aînés. Et donc globalement, en Bourse, que ce soit en Bourse ou en économie, c’est la même chose. On va vous raconter énormément d’histoires, des histoires qui sont là pour vous faire cliquer, vous faire éventuellement investir dans une boîte, dans une augmentation de capital. Voilà. Donc on vous fait, on vous vend des histoires. Ce qui est important, c’est bien de comprendre que c’est le cas. C’est du storytelling. Vous en avez partout autour de vous et encore plus aujourd’hui. C’est devenu complètement dans le consensus, un petit peu de pousser des histoires, un peu pour pousser les gens à croire un argument. Très souvent, en fait, vous allez vous rendre compte que les histoires, en fait, sont très basiques et c’est fait exprès parce que c’est facile à comprendre. Je ferai certainement une autre vidéo là dessus. Mais en gros, les gens vont réussir à vous faire à vous faire gober un argument qui est très souvent faux sur la base d’une statistique ou d’un fait qui paraît simple à comprendre et qui fait justement une juxtaposition entre cause et causalité, et qui vous paraît tellement évident quand on vous le présente comme ça aussi simplement. Mais la plupart du temps, c’est également un biais psychologique. C’est qu’on vous présente des biais et des faits qui sont supposés faire un lien entre la cause et et justement la conséquence. Mais en fait vous mélangez cause et causalité et ça c’est très, c’est très répandu également et il faut faire énormément attention à ça pour moi parce qu’on en est blindé en finance et vous allez toujours voir un petit peu des statistiques ou des charts qui vont vous expliquer « Vous voyez, là, c’est la relation entre ça et ça. Donc globalement, ça veut dire ça ». Argument imperturbable, on peut rien dire.

Mais en fait très souvent, c’est vais dire vous avez je ne sais plus comment il s’appelle, mais vous avez beaucoup de personnes sur Internet justement, qui ont pris des relations entre le nombre de films. En fait, les films que Nicolas Cage a fait par exemple, et les années de sortie et le nombre de noyades dans des piscines, dans des piscines privées. Et en fait, vous allez voir une relation. Et donc, en gros, évidemment, la conclusion c’est de dire qu’il faut faire attention. Parce que dès que Nicolas Cage sort un nouveau film, vous allez avoir une augmentation des noyades dans les piscines privées. Donc, quand je vous le dis comme ça, vous vous dites « C’est n’importe quoi, c’est complètement hérétique ». Mais dites vous bien qu’en gros, quand on vous présente un sujet sur lequel vous n’avez pas forcément la connaissance, on fait de ce genre de relations là, ce genre de mélange entre cause et causalité et on vous fait gober n’importe quoi.

Donc ça aussi, pour moi, c’est un point qui est essentiel.

Le point 15 pour moi, c’est également très important, c’est que rien n’est gratuit, tout a un prix globalement. Si vous êtes investisseur de long terme, vous devez accepter que vous allez devoir subir de la volatilité à court terme et potentiellement des moins values latentes de -20%, 30 %. Sinon, il faut accepter d’être plus actif. Si vous êtes actif, il faut globalement accepter que cela va demander du temps ; il n’y a pas de martingale. Globalement, ça n’existe pas. Pensez à votre métier, pensez à votre domaine de compétence. Est-ce que vous l’avez acquis de manière innée ? Est-ce que vous l’avez acquis juste en passant une heure à apprendre la meilleure technique du monde ? Non, il y a fort à parier que vous avez passé des heures, qu’il n’y a pas une seule technique qui fonctionne. Il y a une pléiade de choses que vous avez apprises et qui, avec votre expérience, vous avez pu justement jumeler, concaténer pour pouvoir l’appliquer à vous.

Et cela fonctionne avant tout parce que vous l’avez appliqué à vous. Prendre des stratégies comme ça qui sortent de la boîte en mode clés en main. Comme je vous l’ai dit dans la règle 16, cela ne va pas forcément fonctionner parce que vous êtes à un endroit ou un profil qui est complètement différent à un moment donné de votre vie, avec un environnement différent. Donc, il faut savoir adapter les choses. Et je pars du principe que les personnes qui sont les plus honnêtes sont les personnes qui vont vous dire « ma stratégie, globalement, c’est une stratégie que vous devez intégrer, qui va vous demander du temps à digérer. Mais surtout, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas quelque chose à appliquer ». Tout bête en mode A+B=C, c’est derrière, une fois que vous avez passé du temps à l’intégrer, vous êtes capable d’améliorer certaines choses et d’ajuster certaines choses à vous. Et c’est cela qui fait derrière qu’une stratégie va être justement gagnante pour vous. Et puis, il y a beaucoup de personnes qui ne veulent pas passer du temps, qui pensent qu’il suffit d’appliquer un process. Et c’est pour ça qu’on retrouve évidemment beaucoup de personnes qui travaillent dans les sciences qui ont beaucoup plus de mal en Bourse, par exemple. Parce qu’on n’est pas sur une science exacte, on est plus sur l’art et on a un aspect psychologique qui est très important parce que on travaille avec les probabilités. Donc pour moi, c’est également un point qui est très important : de bien comprendre qu’il y a toujours un prix à payer. De la même manière, quand on commence à faire de l’argent très facilement en Bourse, il faut bien se rendre compte que le prix à payer, c’est que éventuellement on va, si on n’a pas de discernement, on va reperdre cet argent tout aussi rapidement. Donc rien ne va. Si vous avez des tendances qui mettent très longtemps à se mettre en place, vous pouvez partir du principe que vous aurez du temps également pour prendre votre décision de sortir. Si vous avez des choses qui vont très très vite, vous devez prendre en considération que le prix à payer, c’est qu’il y a une volatilité et ça vous pousse éventuellement à plus suivre.

Donc c’est une question de profil, l’environnement de ce qu’on cherche à faire. Donc rien n’est gratuit. Si on doit payer soit avec de l’argent pour nous faire gagner du temps, soit avec notre temps. Quand on n’a pas d’argent. Globalement, c’est du temps passé à apprendre et à suivre un certain nombre de choses. Le point treize pour moi, c’est aussi un point très important, globalement et ils sont tous très importants ,bien entendu, mais le point 13 est très important : c’est de se laisser toujours de la marge pour l’erreur ; ne pas avoir de certitudes.

Vous avez le droit d’avoir des convictions de fortes convictions. Mais sur les marchés financiers, en fait, il faut avoir cette capacité d’avoir de fortes convictions, mais d’avoir la capacité en fait de lâcher ses fortes convictions facilement.

Plus on a de fortes convictions, plus on a des tailles de positions qui sont importantes, plus ça en devient des certitudes, plus on rentre dans des biais, plus on ne fait que se rassurer en lisant évidemment ceux qui nous disent et ceux qui pensent la même chose que nous.

Plus globalement, on refuse d’avoir tort, on en refuse l’erreur. Et c’est là ou on a des drames et on transforme des petites pertes en grosses pertes qui vont emporter l’ensemble de toutes les bonnes décisions qu’on a pu prendre au préalable. Il suffit parfois d’un seul gros mauvais trade qui est devenu une certitude. Donc on ne tombe pas amoureux de ses actions. On ne tombe pas amoureux de bons business. Globalement, il faut avoir un plan, pour tout. Que vous soyez long terme, que vous soyez à court terme, il faut avoir un plan et il faut accepter d’avoir des convictions. Moi même, j’ai des convictions évidemment sur la macroéconomie, mais également sur des business qui me plaisent. Mais j’accepte aussi que pendant une période de x mois, le marché est tout simplement pas en train de reconnaître mon hypothèse. Donc pendant ces x mois, est ce que je veux rester en position avec une moins value latente ? Bloquer mon capital, donc avoir une perte d’opportunités parce que je ne peux pas utiliser ce capital pour pouvoir saisir d’autres opportunités ?

Ou est-ce que je veux continuer de suivre cette entreprise mais attendre le moment ou le consensus, le marché sera beaucoup plus enclin à reconnaître l’hypothèse. Parce que parfois, c’est une question de temps, surtout une question de flux. C’est ça aussi qui est important. C’est à dire ? Je veux avoir de fortes convictions parce que c’est ce qui me permet aussi de tenir des trades quand j’ai les fortes convictions qui fondamentalement la boite, je peux me permettre de tenir un peu plus le trade plutôt qu’en mode pur trading parce que je sais qu’éventuellement je le joue à plus moyen terme, parce que j’ai un objectif de prix que je pense pouvoir atteindre, qui est une juste valorisation. Donc ça me permet de tenir un petit peu plus les tendances. Mais également si le marché me démontre que j’ai tort, c’est une conviction. Je conserve ma conviction, mais je n’en fais pas une certitude. Donc je suis dans la capacité de lâcher ma conviction sans regret, sans amertume, parce que ce que je pense et ce qui est important également de bien retenir, c’est que ce n’est pas parce que je lâche ma conviction que c’est terminé, que je passe à autre chose.

Beaucoup de personnes font l’erreur si je garde ma conviction. J’ai passé beaucoup d’heures à élaborer cette conviction-là. Ce n’est pas parce que le marché me dit que ce n’est pas bon actuellement que ce ne sera pas bon demain. Donc c’est une question de timing également. Donc je continue de suivre. Et ce qui va m’importer, c’est que surtout, je me donne la possibilité de toujours rentrer à nouveau dans ces convictions-là. Ce n’est pas parce que je sors d’une conviction forte, parce que le marché me démontre que ce n’est pas ce qu’il veut, que je ne vais jamais rentrer à nouveau. Beaucoup de personnes passent à autre chose, c’est là où est l’erreur. Il faut continuer de suivre, continuer d’avoir cela en watchlist et à un moment donné, justement, quand les planètes à nouveau, s’alignent, re-rentrer sur la position. Reprendre cette forte conviction et à nouveau éventuellement le marché nous dira c’est le bon moment où c’est pas le bon moment. Donc du coup, le lien est avec le point 12. C’est la surprise.

C’est-à-dire ? On a le droit d’avoir des convictions mais pas de certitudes parce qu’on joue on joue dans un monde imprévisible.

Peu importe ce que vous pensez de vous, votre niveau d’intelligence, votre capacité, le monde sera imprévisible. On est dans un jeu de probabilités et globalement il faut jouer avec ces probabilités là. Et c’est la leçon à retenir du livre aussi, c’est que globalement, vous devez accepter une marge d’erreur et donc accepter que vous allez faire des erreurs. Mais pas parce que vous êtes nuls, mais parce que le monde est rempli de surprises et qu’il y aura toujours des imprévus. Donc la leçon quelque part, c’est d’approcher ces investissements avec l’idée de se dire il faut se préparer à l’inattendu, se préparer à attendre l’inattendu pour que, quand l’inattendu se passe, on ne panique pas. On avait prévu cette inattendue éventuellement avec une poche de cash, avec la capacité d’être sur des plus gros titres qui sont plus liquides, qui nous permettent de sortir plus facilement avec des plans qu’on avait élaborés et qu’on va exécuter.

On ne va pas élaborer des plans pour ne pas l’éxécuter. On a la discipline, on exécute les plans, même si ça fait mal, comme je vous ai dit. La leçon, ce n’est pas ce qui est important, c’est toujours comprendre que quand on vend, ce n’est pas la fin de l’histoire. On peut toujours racheter. On peut toujours revenir sur ce dossier là. On peut toujours accepter. Tiens, je réduis mon risque, je vends. Mais tiens, le marché me prouve que finalement il revient sur le dossier. Je reprends potentiellement. Oui, j’ai une part en effet de manque à gagner, mais c’est ce que j’ai payé pour pouvoir dé-risquer mon portefeuille. Parce que si jamais l’action allait continuer de chuter, là je partais en mode certitudes, en mode espoir, en mode « j’attends que ça remonte » et parfois, ça ne remonte jamais. Donc c’est là aussi où vous devez vous protéger un peu de tous ces mélanges de causes et de causalités qui sont diffusées à longueur de journée sur les réseaux sociaux, dans l’idée de dire si vous investissez à long terme, vous êtes forcément gagnant en Bourse.

C’est faux.

Vous avez aujourd’hui plus de 10 000 actions. Par exemple, vous allez avoir 1 000 actions qui vont surperformer le marché, ensuite une majorité de titres qui vont faire comme le marché et ensuite une encore large majorité qui va sous performer le marché. Et vous allez avoir, c’est une courbe de Gauss et vous allez avoir également peut être 10, 15, 20 % des toutes ces valeurs là qui vont être proches de zéro. Donc ça veut dire que si vous avez fait de mauvais choix, même si vous avez investi à long terme, même si vous faites du DCA, c’est à dire que vous accumulez au fur et à mesure, c’est pire encore. Évidemment, vous pouvez amener votre compte proche de zéro aussi.

Il suffit de parler à mon père d’Alcatel. Donc c’est c’est ça aussi Alcatel dans les années 2000. Donc c’est ça qui est important de bien comprendre, c’est qu’il faut se protéger un petit peu de ses certitudes.

Et donc, globalement, ce n’est pas parce que vous investissez à long terme sur le marché que vous serez gagnant. Il y a une part de sélectivité qui est très importante, donc faites attention au pied du survivant. Même chose pour les trackers. Vous avez des périodes où tout le monde va vous expliquer que du coup, le choix c’est d’investir dans les trackers. Très bien. Mais voilà, n’omettez jamais que le tracker avec une moyenne, c’est des indices. Donc en gros c’est pondéré via des moyennes pondérée. Vous devez constater qu’il y a un prix à payer, c’est à dire que si vous allez sur du tracker, vous lissez non seulement votre risque de vous lisser aussi votre performance. Il y a toujours un prix à payer, comme on a pu le voir dans dans un des points. Les autres points qui sont qui sont plus haut, ce sont des points qui sont liés à la gestion de l’argent.

C’est-à-dire de bien comprendre qu’en gros, la vraie question, ce n’est pas combien vous gagnez ?

La vraie question, c’est combien vous dépensez et donc en gros, combien vous mettez de côté. C’est le plus important. On s’en rendra compte, c’est qu’il y a beaucoup de personnes qui gagnent très bien leur vie, mais qui pour autant ont beaucoup de mal à mettre de côté parce qu’ils ont également un niveau de vie qui est très élevé. Or, il y a des gens qui gagnent peu et qui arrivent à mettre beaucoup plus de côté que des gens qui gagnent beaucoup plus, parce que ce n’est qu’une question de combien vous dépensez, quel est votre standard de vie ? C’est important. Donc là aussi, c’est c’est pour moi. Le point essentiel à bien comprendre, c’est que très souvent, les gens cherchent à augmenter leurs revenus pour augmenter leurs standards de vie. En fait, la réflexion sur à avoir en premier lieu, c’est couper les coûts, surtout ceux qui ne sont pas nécessaires et qui sont superflus et qui sont juste là pour impressionner le voisin qui, croyez moi, s’en fout complètement, de votre niveau de vie.

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Donc là, voilà, c’est, c’est pour moi les points essentiels, je vous laisse les lire éventuellement, mais pour moi c’était plus vers le bas de la liste. En gros, ou c’était intéressant de parler d’ego de cette capacité de l’investisseur à se remettre en question parce que quelque part, créer de la richesse, c’est ça également, c’est c’est justement bien cadrer son ego, et comme je vous ai dit, ne pas avoir de certitudes, avoir des convictions, mais pas de certitudes. La marge peut vous paraître fine, mais croyez moi, ça fait toute la différence et donc soyez humble. Parce que vous croyez moi, si vous n’êtes pas humble face au marché, de toute façon, le marché vous rendra humble. C’est également la leçon d’une vie boursière.

Je vous souhaite une excellente journée. N’oubliez pas de partager la vidéo si elle vous a plu, de la liker, de me dire ce que vous en pensez, en commentaire. Quel est le point éventuellement pour vous qui vous semble le plus important à retenir et à travailler ?

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Julien

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Julien Flot

Julien Flot est Trader pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse.
Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses conseils en bourse, analyses et trades avisés pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque! Découvrez son histoire en cliquant-ici

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