Une performance boursière 2025 record mais ce sentiment d’inachevé. L’impression de cracher dans la soupe en disant cela. Mais j’avais quelques hypothèses de travail non exécutées correctement qui ont explosé : les minières, de l’or/argent/platine/cuivre et un truc dont personne n’a parlé, l’étain en passant par l’uranium ou l’aluminium.
Je suis passé par contre complètement à côté de l’explosion des prix de la mémoire et des actions liées Micron, Sandisk. J’ai mal géré le pari sur le cannabis qui a fini par payer.
Bref, comme bien souvent, le problème ne sont pas mes pertes. Les déchets avec des pertes de plus de 1% de perte sur capital avec engrenage et non respect du plan se comptent sur les doigts d’une main.
Clairement, le gros de la perte, c’est sur le coût d’opportunité. Les bonnes idées pas prises, les trucs vendus trop tôt.
Louper des trucs que j’avais pas vu, ce n’est pas cela qui est dur à gérer. C’est louper ou ne pas prendre la pleine performance d’un thème qu’on a vu venir, travaillé, anticipé avant la vague puis vu le départ. Cela est le plus dur à gérer psychologiquement. Et aujourd’hui, pour trouver quelque chose à redire sur ma perf, c’est là dessus que je dois encore travailler.
Car en regardant mes hypothèses macro depuis 2018. On est pas loin du quinté dans l’ordre. L’exécution par contre, elle, y’a eu des améliorations, mais y’a encore de la place pour s’améliorer.
C’est ce que je trouve de fantastique avec la bourse. Je ne me lasse pas. Je suis toujours motivé car même avec ces gains, y’a toujours un petit truc qui échappe et pousse à aller chercher encore plus loin au fond de soi, des améliorations.
Si c’est une drogue ?
Affirmatif.
On en parle pas assez. Tout le monde veut gagner en bourse. Mais performer en bourse, cela ne commence pas par savoir gagner. Mais par apprendre à perdre.
Sommaire
Une perf commence par éviter les grosses conneries.
Se focaliser à ne pas perdre gros. Puis à ne pas vendre trop tôt ses gagneuses et suivre les signaux avec de bonnes tailles de positions pour ne pas se laisser bercer par ses émotions. On se répète mais tout découle de là . Et sur une année 2025 avec des reprises en V à chaque baisse, c’est d’autant plus important.
Les plus grosses perfs encaissées sont sur ALB et j’en laisse énormément sur la table, Rubis, Centrus, là aussi c’est l’exemple même de la conviction vendue trop tôt et pas reprise sur signal. Que dire de SBSW même si je gagne bcp, là aussi la perte d’opportunité est énorme. La Chinoise Baidu bien gérée, Alibaba bcp moins et JD m’a fait bcp perdre, c’était le vilain petit canard de la bande. Il y’a eu Tig, Daqo et wrd qui m’ont fait connaître quelques swing intéressants.
Arkema, carmat mais j’avais déjà expliqué le pourquoi je conservais jusqu’au bout en sachant que ça finirait au trou y’a 2 ans déjà , ternium, novagold, paypal sont d’autres grosses pertes. Contre tendance pour certaines, trop grosses lignes sur conviction sur d’autres que je ne peux tenir et puis où je reprends pas ensuite lors de la hausse, ce qui laisse un sacré goût amer. Hexatronics va me faire le coup aussi. Le solaire m’a bcp rapporté avec SHoals mais aussi bcp fait perdre avec Enphase où je me suis obstiné et c’était le vilain petit canard jusqu’au bout. Y’a des très bons achats aussi comme sur SMA que je solde trop vite et qui double ensuite.
Bref, on pourrait faire la liste de tout ce qu’on a raté. Mais ce serait oublier que parfois en étant sortie trop tôt d’un titre qui a ensuite performer. Cet argent fut placé ailleurs, sur quelques chose qui a très bien performé aussi. Il faut donc relativiser aussi les coûts d’opportunités et voir que le capital qui a tourné a quand même trouvé un relai de performance même si forcément on se dit après coup qu’on aurait pu conserver 3 actions, et regarder les plantes du jardin pousser. Mais ça, c’est facile à dire qu’après coup. Y’en a qui sont rois de ça. Moi, je trouve ça destructeur de penser ainsi.
Donc on relativise sur ces coûts d’opportunité. On tente d’améliorer les choses mais on ne pourra jamais acheter tout au plus bas et revendre tout au plus haut. Et l’argent sert à arbitrer sur d’autres opportunités qui nous semblent mieux au moment donné.
Choisir c’est renoncer.
Le gros coup LAC avec l’annonce Trump d’acheter des parts. Au final c’est le mieux, on se dit qu’on va pas vendre trop tôt et profiter d’un gros bond, et puis après +70%, le titre en gagne encore 50%. Mais là j’avais une énorme ligne prise le jour avant l’annonce.
Courant alternatif sur moderna, mais des AR intéressants néanmoins, une belle perf sur novavax, j’ai un peu moins bien géré la reprise du trade, comme sur le cannabis sur du tilray ou ACB très mal gérées, prise de profits pas réalisées, vente au plus bas, et pas reprise dans la hausse. pareil tilray
Les chinoises, c’était pas si mal, quelques loupés mais ça a rapporté. des biotech aussi, l’hypothèse de retour a bien fonctionné. J’ai loupé Beam quand même. Medincell pas de regrets, j’ai regardé passer sans vraiment la considérer et la majorité que j’ai vues j’ai pas pris car ça m’aurait fait prendre trop de lignes à suivre sur des titres trop illiquides pour moi.
J’ai quand même la satisfaction d’avoir tout donné sur l’académie et que certains aient pu en profiter.
Puis quelques trades spécu qui coutent qu’il faut que j’arrete comme sur Kitt. Mais y’a pas bcp de déchet quand même cette année sur mon péché mignon.
On retrouve surtout TEp, Enphase, ACB, Paypal, Haxatronics, graftech dans les trucs sur lesquels je me suis trop bloqué et où j’ai pas su y revenir.
La vérité cachée d’un bilan boursier
Sinon le diable dans les bilans boursiers de perf se cache sur ce qui n’est pas quantifiable car on n’a pas pris le trade. Et donc pour moi surtout sur le manque à gagner sur tout ce qui est minières au sens large. J’ai fait des bons coups surtout en 2024 quand j’ai énoncer l’hypothèse de travail, mais y avait tellement mieux et plus à faire en 2025 où j’ai davantage tâtonné et manqué d’avoir le gros doigt qui appuie sur la grosse conviction.
Et d’une certaine manière malgré tout cela, tu fais ta meilleure année, une année où les gains représentent quasi tous les gains fait depuis 10 ans. C’est fou.
Je me suis mis à réaliser cela réellement à partir de septembre. Je gomme tous les montants en euros de mes comptes en virant els colonnes et je procède vraiment comme un robot dans un jeu ou l’argent ne sont que des points de vie. Mais à un moment donné comme en 2021, la réalité vient quand même taper au cerveau. Et comme de par hasard, j’ai globalement bcp merdouillé ensuite jusqu’à la fin d’année même si j’ai réussi à finir au plus haut. +145% sur le dynamique de gains cumulés encaissés et latents. +50% sur le bas de laine.
C’est là qu’il faut donc aussi en arriver à la conclusion, qu’on ne sera jamais parfait.
Et que c’est peut être mieux ainsi.
C’est peut être pour cela que la bourse est une passion si compliquée à laisser de côté. il y’a toujours un nouveau défi intellectuel au coin du marché.
Qu’une perf ce n’est pas tous les trades qui marchent, tous les plans qui sont exécutés parfaitement.
Gagner en bourse c’est être capable de gagner tout en continuant de ne pas être parfait. On ne le sera jamais.
C’est donc trouver ce qui marche pour soi pour gagner sans jamais avoir besoin d’être parfait et de tout faire bien. C’est le fruit d’une perf non reproductible alors si on cherche cela.
Et puis ne pas oublier que cette année fut atypique, volatile , très risk on risk off en mode V.
Certaines approches fonctionneront parfaitement dans ce type de marché et permettront à certains de démultiplier le portefeuille. Mais cette même approche sera une catastrophe si 2026 change et est un environnement différent.
Savoir s’adapter c’est là que la différence se fait. Faire exploser le portefeuille dans un tel marché, bcp savent faire. Mais si 2022 revient au balcon, j’ai pu voir aussi que ces mêmes investisseurs sans savoir s’adapter, utilisent les mêmes recettes dans un marché qui n’est plus le même et vont tout reperdre en un instant.
Un investisseur performant n’est donc pas celui qui fait la plus grosse perf quand le marché monte. Mais celui qui redonne le moins de perf voire gagne quand le marché change et se retourne.
La réelle perf se fait dans la capacité à ne pas reperdre son capital. Pour qu’au prochain marché haussier, on fasse peut être que 20% , mais 20% sur un capital qui est resté au plus haut. Alors qu’un mec peut faire 100 mais s’il reperd 50% au moindre marché baissier, il devra regagner 100% pour revenir au même niveau qu’il était avant.
Je pense que trop peu d’investisseurs réalisent cela. L’importance de ne pas gagner le plus gros possible en marché haussier, mais le besoin de perdre le moins possible en marché baissier, fera un bien plus grand impact sur la performance globale à long terme.
En 2022, ceux qui ont appliqués la même approche qui a fait leurs gains en 2021, se sont fait rétamer. Et 2023-2024-2025 furent exceptionnelles pour leur permettre de rebondir mais la plupart on t des perfs à peine supérieures à celles qu’ils avaient en 2021.
L’important est de comprendre qu’il faut sans cesse faire des ajustements à son approche en fonction du marché. Tout ne marche pas tout le temps, et il faut éviter de faire la même chose tout le temps car cela a fonctionné une année.
Tailler gros les lignes quand les planètes sont alignées sur notre ratio gain risque et l’environnement de marché oui, mais tailler petit quand ce n’est plus le cas ou qu’on enchaine quelques pertes consécutives pour prendre le temps d’ajuster et reprendre confiance.
Si on dit que l’argent en bourse doit pouvoir être perdu. Il ne faut pas perdre de vue que tel un jeu vidéo, cet argent c’est notre barre de vie. La barre de vie en bourse, c’est un capital de confiance. Quitte à moins gagner parfois, il faut surtout veiller à protéger ce capital pas pour l’aspect financier, mais pour son aspect mental. C’est comme la bulle de magie qui est bien plus importante que la bulle de vie pour un sorcier.
Portefeuille Graphseo Bourse 2026
L’année commence bien. j’aime bien toujours partir positif, cela donne un matelas de gains pour tenter des choses et ensuite être sur la bonne voie de surperformer une fois l’objectif atteint.
En terme d’objectif cette année, sur le bas de laine je vais me continuer de me fixer de battre l’inflation. Je ne cherche pas plus. Me faire plaisir à retranscrire mes hypothèses de travail macro et battre l’inflation, ça me va. D’autant que j’ai pris un peu d’avance l’an dernier.
Je partage exceptionnellement le portefeuille ce début d’année et c’est quelque chose que je suis et commente en temps réel au sein de l’Académie.
Pour le portefeuille dynamique, l’objectif est de faire 15-20%. C’est mon objectif sur des montants importants, même si je vais les réduire cette année pour encaisser les gains de 2025 et me dégager de la pression.
Plus je suis gros et moins je peux performer comme je l’entends, de nombreux titres devenant illiquides pour moi. Mais ça va, c’est des problèmes pas si mal à avoir.
Donc pour ce début d’année, je continue d’axer sur le bas de laine plutôt sur de l’Europe et sur le dynamique plutôt sur les US. Je pense que ça tournera cette année 2026. Deuxième moitié probablement.
Les lecteurs de cet article lisent maintenant :
amicalement
Julien
Ne loupez plus une seule opportunité pour investir à moindre risque en recevant la newsletter de Graphseo bourse
PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
