En Résumé
- Le marché actuel est chaotique et crée des opportunités pour ceux qui peuvent voir au-delà des signaux contradictoires et anticiper 2026.
- Les valeurs illiquides comme Adocia, Elior et OVH peuvent exploser après des phases de congestion, offrant des opportunités d’achat.
- Le secteur des logiciels souffre d’une vente irrationnelle due à la peur de l’IA, mais certaines entreprises comme Wolters pourraient en profiter.
- LVMH sert de baromètre pour le CAC 40, et son comportement déterminera la tendance du marché au cours des deux prochaines années.
- Pour investir avec succès, il faut accepter la volatilité et se concentrer sur les niveaux pivots plutôt que de suivre le consensus.
Le paradoxe de l’investisseur en 2026
Le marché actuel est une cacophonie de bruits contradictoires. Entre les tensions en Iran, l’incertitude sur les taux et la peur panique de la disruption technologique, l’investisseur moyen est paralysé. Pourtant, pour celui qui sait regarder vers 2026, ce chaos n’est pas un risque, c’est un filtre. Alors que la majorité s’obstine à analyser la « météo de la veille » pour prédire le temps qu’il fera demain, les véritables points d’inflexion se dessinent dans le silence des graphiques de congestion. Êtes-vous capable de voir au-delà du vacarme médiatique pour identifier les dossiers qui porteront votre PEA d’ici deux ans, ou resterez-vous spectateur d’un marché qui opère, sans vous, son grand nettoyage ?
Le phénomène surprenant des « valeurs de vacances » (Le cas Adossia)
C’est une observation que je répète souvent : pendant que le « smart money » est au ski, le marché ne s’arrête pas. Au contraire, il devient le terrain de jeu privilégié pour traiter un certain nombre de « dobs » — ces dossiers spéculatifs souvent délaissés qui retrouvent soudainement du flux.
Le cas d’Adocia est emblématique. Ces titres profitent d’une baisse de liquidité globale pour s’offrir des mouvements explosifs au moindre flux acheteur. La clé ne réside pas dans la rumeur, mais dans la préparation technique.
« On a une bonne congestion graphique pour éventuellement accueillir une annonce. Maintenant, encore faut-il casser cette zone des 7,40 € – 8 € pour s’ouvrir un nouvel objectif vers la zone des 9,50 € à 10 €. »
Pour le spéculateur averti, cette saisonnalité est une opportunité d’exploiter des dossiers où la psychologie est plus « pure », à condition de savoir identifier la zone de rupture avant que le consensus ne s’en empare au retour des vacances.
IA et Logiciels : Pourquoi le marché a tort de « vendre d’abord et réfléchir ensuite »
Le secteur du logiciel subit actuellement un « crack » irrationnel, dicté par la peur de l’IA. Le marché, dans sa nature « bête et méchante », applique une sentence immédiate : liquider tout ce qui ressemble de près ou de loin à une cible de disruption. C’est ici que le « tri des patates » commence.
Les résultats financiers immédiats ne valident souvent pas ces craintes apocalyptiques. Des entreprises comme Wolters ne seront pas disruptées demain matin ; elles pourraient même utiliser l’IA comme un levier pour doper leur business model.
Ma stratégie pour ce secteur :
- Le rebond technique : Jouer des variations intraday sur des valeurs massacrées pour viser des gains rapides de 20 à 25 % en ligne droite.
- La construction long terme : Ne pas confondre un rebond avec un retournement de tendance. Si un « V-shape » est possible pour un « trade », un changement de tendance durable pour 2026 demandera du temps et une phase de construction graphique sérieuse. On achète le rebond pour le profit immédiat, on accumule la ligne pour 2026 seulement après validation de la résilience.
Le pivot LVMH : Le baromètre secret du CAC 40
Ne vous laissez pas berner par un CAC 40 qui semble tenir ses sommets. C’est un trompe-l’œil maintenu par ce que j’appelle le « Grand Écart » : d’un côté, un TotalEnergies qui porte l’indice grâce aux tensions géopolitiques ; de l’autre, le pilier du luxe qui vacille.
Le véritable juge de paix, c’est LVMH. Le titre danse actuellement sur un niveau pivot crucial situé entre 500 € et 520 €.
- Scénario A : Le pivot tient, la demande des ménages aisés résiste, et le luxe relance la machine pour valider un cycle haussier vers 2026.
- Scénario B : La cassure nette de ce support déclenche une nouvelle attaque baissière. Dans ce monde-là, un retour de LVMH vers les 350 € devient une hypothèse de travail concrète.
Regarder l’indice global sans analyser ces valeurs pivots est une erreur de débutant. C’est là que se joue la structure du marché français pour les deux prochaines années.
Liquidité et Volatilité : L’opportunité cachée des dossiers « illiquides »
L’illiquidité est le cauchemar de l’institutionnel, mais la chance du particulier patient. Des dossiers comme Elior ou OVH illustrent ce potentiel d’explosion après congestion.
- Elior : Le titre stagne depuis un an, mais les supports tiennent. Un break des 3,32 € libérerait un potentiel vers 3,80 € – 3,90 €.
- OVH : Après le pullback actuel, la zone des 8,50 € – 8,80 € est à surveiller. Une relance au-dessus des 9,50 € changerait radicalement la donne.
- HAvas : Sur ce type de dossier, il faut accepter ce que j’appelle le « secouage de cocotier« . Le marché fait exprès de secouer les branches pour faire sortir les mains faibles et les impatients avant de faire monter la bête.
- Le retard à rattraper : Regardez des dossiers comme Intrepid Potash ou CF Industries. L’un explose tandis que l’autre construit encore. Sur ces titres peu liquides, dès que le flux arrive, le rattrapage est foudroyant.
La patience dans la congestion est le prix à payer pour bâtir les lignes qui feront la différence en 2026.
La vérité universelle de la Bourse : Le paradoxe des horizons de temps
L’erreur fatale est de chercher une vérité absolue sur un titre. En bourse, tout le monde peut avoir raison, c’est simplement une question d’aiguille sur la montre.
« Le mec qui est court terme qui dit qu’il est négatif il peut avoir raison… mais le mec qui est long terme qui dit qu’il est positif il peut avoir raison aussi parce que dans 2 ans, dans 3 ans, ça peut lui donner raison que d’acheter à ce cours-là. »
Prenons Ipsos. Le titre revient sur un support historique autour de 29 € (voire 26 €). Le trader de court terme a raison d’être prudent face à la tendance baissière immédiate. Mais l’investisseur de long terme, qui voit un rendement attractif et une valorisation massacrée, a tout aussi raison d’initier une ligne pour 2026. Le secret n’est pas d’avoir raison contre le marché, mais d’être en accord avec son propre horizon de temps.
Êtes-vous prêt pour le tri des patates ?
Investir pour 2026, c’est accepter de se détacher du consensus et de la « météo de la veille ». Le marché est une machine à transférer l’argent des impatients vers ceux qui savent lire les niveaux pivots et accepter la volatilité. Nous sommes en plein « tri des patates » : le marché élimine les modèles économiques dépassés et offre sur un plateau les futurs champions de l’après-disruption.
Dans deux ans, regretterez-vous d’avoir eu peur du « bruit » et de la disruption, ou aurez-vous profité de cette panique irrationnelle pour accumuler les futurs leaders de 2026 ? Le marché ne fait pas de cadeaux aux indécis, il ne récompense que ceux qui ont un plan carré.
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amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
