En résumé
- Les résultats d’Nvidia ne suffisent plus et le krach de l’IA menace l’emploi et l’économie.
- Le marché financier subit une mise à jour, laissant place à une lucidité froide face à des résultats spectaculaires mais des pertes de capital importantes.
- La géopolitique autour de Taïwan pourrait déclencher une crise systémique, fossiliser la consommation et créer une spirale infernale.
- Deux visions s’affrontent sur l’impact de l’IA sur l’emploi : chômage massif ou augmentation de la demande pour de nouvelles infrastructures.
- Le marché refuse les valorisations excessives et privilégie les entreprises solides dans un contexte d’interventionnisme d’État pour éviter un effondrement total.
Les résultats Nvidia ne suffisent plus. Le Krach Ia touche l’emploi et fait criser les logiciels. Après l’espoir d’une croissance infinie, voilà que la bourse joue le narratif de l’intelligence artificielle qui met au chômage tout le monde et crash l’économie entière.
Même Nvidia ne suffit plus. Le marché semble fragilisé.
Qu’en est-il vraiment ? Après avoir créée l’opportunité d’une vie, l’IA va t-elle détruire la bourse et créer le pire krach boursier de l’histoire ?
Tout est lÃ
Le paradoxe de l’euphorie immobile
Le marché financier vient de procéder à une mise à jour brutale de son « logiciel mental ». Nous observons un phénomène que les manuels classiques peinent à expliquer : des entreprises comme Nvidia ou Duolingo publient des résultats stratosphériques, pour voir ensuite leur capitalisation amputée de 20 % en une séance. Ce n’est plus de la correction, c’est une exécution.
L’euphorie aveugle a laissé place à une lucidité glaciale. Le consensus de marché ne se contente plus de valider le présent ; il est déjà en 2027, anticipant le pic de dépenses des Hyperscalers et une normalisation inévitable. Cette nervosité trahit une vérité dérangeante : nous avons quitté l’ère des promesses infinies pour entrer dans celle de la binarité algorithmique.
Le Talon d’Achille Géopolitique : Taïwan et la « Spirale Infernale »
L’indice américain n’est plus une économie diversifiée ; c’est un proxy géant des semi-conducteurs. Cette concentration transforme Wall Street en un colosse aux pieds d’argile, dont le point de rupture est une petite île du Pacifique. Une offensive chinoise sur Taïwan ne viserait pas seulement un territoire, mais l’infrastructure même du capitalisme moderne.
« Si vous voulez réellement créer un choc systémique, ce n’est pas en coulant un porte-avions de la classe Ford que vous y parviendrez : c’est en coulant le marché boursier via TSMC. »
Le mécanisme de transmission est purement psychologique et financier. Le PIB américain repose sur une consommation portée par les 20 % les plus riches. Cette élite ne consomme que parce qu’elle se sent riche, portée par des portefeuilles boursiers au zénith. Pulvérisez les semi-conducteurs, et vous évaporez instantanément cet « effet de richesse ». La consommation s’arrête, les liquidations forcées s’enchaînent, et la spirale infernale devient incontrôlable pour des banques centrales déjà au bord de l’asphyxie.
Le Grand Écart de l’Emploi : Chômage Massif ou Besoins Humains Décuplés ?
Deux visions radicales s’affrontent pour définir notre futur proche :
- La Thèse de la Dépression Déflationniste (Citrini Research) : Une automatisation totale, des lignes de code aux tâches manuelles via la robotique humanoïde. Le diagnostic est sombre : chômage de masse, effondrement de la demande et crise déflationniste terminale.
- La Thèse de la Demande Induite par l’Infrastructure : À l’opposé, l’IA pourrait agir comme le charbon dans le mix énergétique mondial. Même si la part relative du charbon baisse dans le mix, son volume absolu consommé augmente car la demande globale d’énergie croît de 40 %. De la même manière, si l’IA réduit le ratio « humain par tâche », l’explosion des besoins en infrastructures (data centers, réseaux électriques EDF, BTP, ingénierie lourde) pourrait paradoxalement décupler la demande globale de main-d’Å“uvre humaine pour bâtir ce nouveau monde physique.
La « Rotation Silencieuse » : Quand le Marché ne veut plus payer le Premium
Nous vivons un pivot historique du Capex. Les entreprises jadis « Asset Light » (logiciels, immatériel) deviennent « Asset Heavy » : elles doivent désormais financer des centrales électriques et des complexes industriels pour nourrir leurs modèles. Ce changement de nature transforme la structure du marché.
Le marché refuse désormais de payer des PER de 50 ou 80 pour des promesses de croissance lointaines. Il sanctionne les « cash burners » comme OpenAI, dont les besoins en capital sont abyssaux sans retour sur investissement immédiat. La rotation vers la « Vieille Économie » — matières premières, énergie, matériaux de base — n’est pas un retour en arrière, mais une reconnaissance que l’IA a besoin de molécules avant de générer des électrons.
La nouvelle définition de la Valeur :
« Le marché ne cherche plus la croissance à tout prix. La qualité se définit désormais par des bilans solides, des flux de trésorerie réels et la capacité à survivre à un crédit à 5-6 %. »
L’Interventionnisme d’État : Le « Château de Cartes » qu’on ne peut laisser tomber
Pourquoi un krach total est-il improbable ? Parce que le système est devenu « trop endetté pour faillir ». Depuis le Covid, les États et les banques centrales ont accumulé des montagnes de dettes, aujourd’hui piégées dans des moins-values latentes colossales sur leurs bilans à cause de la remontée des taux.
Une récession dure forcerait la vente de ces collatéraux dépréciés, provoquant l’effondrement du château de cartes. Pour éviter cela, l’interventionnisme sera total : on laissera filer l’inflation réelle tout en manipulant la courbe des taux pour protéger les taux longs. L’objectif politique est double : sauver le système financier et tenter de réduire les inégalités sociales pour éviter que l’électorat de base ne bascule vers les extrêmes face à la disruption technologique.
La Vitesse, voilà le vrai danger
Le risque n’est pas l’intelligence artificielle, mais sa vélocité de déploiement. Contrairement aux révolutions industrielles passées, celle-ci ne nous laisse pas de décennies pour nous adapter. Elle impose une logique binaire : « On/Off ».
Le marché est désormais piloté par des algorithmes qui ne réfléchissent plus, mais réagissent instantanément à des signaux de flux. Dans cet environnement, la visibilité est une illusion. Nous entrons dans une phase de consolidation brutale où la survie passera par des fusions-acquisitions massives.
La question pour l’investisseur n’est plus de savoir si l’IA va changer le monde, mais d’identifier quelles sociétés seront les prochaines « proies » de cette consolidation avant que l’algorithme ne verrouille la porte. Êtes-vous prêt pour le mode « Off » ?
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amicalement
Julien
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