Où investir en 2026 dans un monde fracturé (Stratégie clé en main)

Inflation, Crise économie en Europe, Trump, extrême droite, Intelligence artificielle, énergie. Le monde est fracturé. Comment investir en 2026 dans un monde où tant de risques semblent déjà sur nous ?

Pour bien investir en 2026, il faudra déconstruire, d’abord, 5 idées reçues véhiculées par les experts. Pour se concentrer sur les thèmes d’investissement qui feront la différence par tous les temps.

C’est ce que je vous propose dans cette analyse des perspectives et prévisions 2026 ci-dessous. Ou en version article et infographies en dessous.

En Résumé

  • Pour investir en 2026, déconstruisez cinq idées reçues sur les risques et opportunités économique actuels.
  • Une nouvelle approche d’investissement se concentre sur l’infrastructure énergétique et les ressources critiques plutôt que sur les dividendes traditionnels.
  • La diversification hors des États-Unis est essentielle, avec un focus sur l’Europe, le Japon et l’Amérique latine.
  • Les États jouent un rôle clé en tant que nouveaux banquiers centraux, influençant l’économie par des investissements massifs.
  • Le changement est inévitable dans le monde de l’investissement; il faut s’adapter aux thèmes porteurs qui émergent.

L’inflation est morte, vive l’inflation ! Comprendre la nouvelle fragmentation des prix.

Le paradoxe actuel est saisissant : alors que les chiffres officiels montrent une désinflation globale, poussant les banques centrales à baisser les taux, la réalité de notre portefeuille est tout autre. Cette divergence s’explique par la manière dont l’inflation est calculée. Des postes de dépenses comme les salaires, qui sont fortement pondérés dans les indices, peuvent stagner ou baisser, masquant la flambée des prix dans d’autres secteurs.

Nous assistons à une « fracturation » de l’économie. Tandis que l’inflation globale semble maîtrisée, une inflation bien réelle et puissante frappe des segments spécifiques comme les matières premières, qu’elles soient agricoles ou métalliques. Cette hausse n’est pas un accident, mais une conséquence directe des investissements massifs des États dans l’économie physique, comme nous le verrons. L’implication est claire : une stratégie pariant uniquement sur la désinflation est incomplète. Il est essentiel de construire un portefeuille capable de profiter de la hausse des prix dans ces secteurs stratégiques.

L’IA, ce n’est pas (seulement) ce que vous croyez : Pensez « pelles et pioches ».

L’idée commune que l’investissement dans l’IA se résume aux créateurs de modèles de langage est une vision dépassée. Comme lors de la ruée vers l’or, la valeur se déplace vers ceux qui vendent les « pelles et les pioches ». L’avantage concurrentiel glisse vers les entreprises qui fournissent l’infrastructure physique et numérique indispensable au fonctionnement de l’écosystème IA.

Ces besoins colossaux en ressources alimentent directement l’inflation sectorielle mentionnée plus haut. Les domaines d’investissement stratégiques incluent :

  • Infrastructure énergétique : Réseaux électriques, production, stockage et batteries pour alimenter des data centers toujours plus gourmands.
  • Ressources critiques : L’eau, essentielle au refroidissement des serveurs, devient un enjeu économique majeur.
  • Les logiciels (« software ») : Les plateformes qui intègrent et déploient l’IA dans le monde de l’entreprise.
  • La cybersécurité : La protection de ces nouvelles infrastructures vitales, avec des acteurs clés comme CrowdStrike et Palo Alto.

Le monde est de retour : Osez la diversification au-delà des États-Unis.

La tendance des 15 dernières années, qui a vu les capitaux mondiaux converger massivement vers les États-Unis, est en train de s’inverser. Cet afflux a provoqué une véritable « asphyxie et une atrophie des différents marchés internationaux », créant une opportunité de rééquilibrage historique.

L’impact de cette rotation peut être considérable, même avec des flux modestes, car les marchés internationaux sont devenus proportionnellement plus petits.

Il n’est pas nécessaire que des flux de capitaux massifs sortent des États-Unis pour provoquer des revalorisations conséquentes en Europe ou au Japon.

Ce retour vers l’international est aussi une réponse logique à l’inflation générée par les États : les investisseurs cherchent des actifs tangibles et sous-évalués pour se protéger. Plusieurs zones géographiques se distinguent :

  • L’Europe et le Japon : Ces marchés regorgent d’entreprises de qualité (« value ») à des valorisations attractives.
  • L’Amérique latine : La région bénéficie d’un regain d’intérêt stratégique, notamment de la part des États-Unis qui cherchent à y contrer l’influence chinoise. Le Brésil est une destination clé.
  • La Chine : Le thème de la consommation intérieure, activement soutenu par Pékin, redevient une thèse d’investissement viable.

Oubliez les dividendes, visez la résilience : La nouvelle approche défensive.

Pour construire un portefeuille solide dans ce nouvel environnement, il faut « retourner la table » sur l’approche traditionnelle du dividende. La stratégie n’est plus d’acheter une action parce qu’elle verse un dividende.

La nouvelle logique est inverse : il faut d’abord chercher des entreprises de qualité, matures et résilientes, avec des valorisations basses. Le dividende devient alors la conséquence de cette solidité, la confirmation de la santé de l’entreprise. C’est « la cerise sur le gâteau », et non la raison de l’achat.

Cette base d’actions de qualité peut être complétée par des obligations, mais avec une discipline stricte : privilégier les durées courtes (5-6 ans maximum). Les obligations datées, avec une échéance fixe, offrent une sécurité précieuse. En effet, même si leur valeur fluctue sur le marché, « vous êtes remboursé à 100 % » à maturité. C’est un excellent moyen de sécuriser une partie de son capital tout en percevant les coupons.

Les États sont les nouveaux banquiers centraux : Investir à l’ère de la « guerre froide » économique.

Voici le point fondamental qui orchestre tous les autres. Le paradigme a changé : ce ne sont plus les banques centrales qui dirigent l’économie, mais les États eux-mêmes. Le rôle des banques centrales se limite désormais à fournir les liquidités pour que le système de crédit ne se grippe pas.

Le moteur de ce changement est la compétition stratégique entre les États-Unis et la Chine. Pour financer cette course à la suprématie, les gouvernements doivent investir massivement dans des secteurs clés (armement, robotique, quantique, énergie, spatial) tout en gérant une dette colossale. La solution est simple : maintenir les taux d’intérêt à long terme artificiellement bas et « laisser filer de l’inflation pour avoir des taux réels négatifs ». Cette inflation érode la dette au fil du temps.

Contrairement aux banques centrales qui créaient une inflation financière, l’intervention des États crée de l’inflation dans l’économie réelle. C’est cette dynamique qui alimente la hausse des matières premières (Point 1), qui rend la diversification vers des actifs « value » internationaux indispensable (Point 3) et qui impose la construction d’un portefeuille résilient (Point 4). L’investisseur doit donc suivre ces flux d’argent public, mais avec prudence, en pondérant bien la taille de ses positions.

Conclusion : La seule certitude, c’est le changement.

L’idée centrale qui relie ces cinq points est que le monde de l’investissement est devenu plus fragmenté et thématique, directement influencé par les stratégies des États. Les anciennes grilles de lecture ne suffisent plus pour naviguer dans ce nouvel environnement.

Ce changement de paradigme exige une nouvelle approche de la construction de portefeuille, comme le résume cette analyse :

Une approche traditionnelle par classe d’actifs ne suffit plus. Le succès résidera dans l’identification des thèmes transversaux où la valeur se crée réellement.

Dans ce monde en pleine redéfinition, avez-vous identifié les thèmes porteurs qui façonneront votre portefeuille de demain ?

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amicalement

Julien

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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.

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Julien

Julien

Julien Flot est Investisseur pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse. Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché ! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses succès, échecs, conseils, analyses et investissements pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque ! Découvrez l'histoire de Julien Flot ici.