Les investisseurs commencent à se poser des questions sur la tenue de la tendance de l’IA en bourse.
Est-ce que le meilleur ne serait pas déjà dans las prix ?
Plutôt que de se faire des nœuds au cerveau à vouloir tenter de prédire l’avenir,
Si on se concentrait sur ce qui marche en ce moment et devrait continuer d’offrir une surperformance à moindre risque fin 2026 et 2026.
Le paradoxe du bruit médiatique vs la réalité des graphiques
Le pessimisme ambiant sur l’Europe est devenu un bruit de fond permanent. Entre les discours sur la fin de l’industrie allemande, l’échec de la transition énergétique ou la domination écrasante de la Chine, l’investisseur particulier est souvent incité à la fuite. Pourtant, si l’on s’extrait de la narration médiatique pour se concentrer sur les prix, une tout autre réalité se dessine.
En tant qu’analyste, mon rôle est de détecter les flux de capitaux là où ils se cachent. Actuellement, plusieurs secteurs clés du PEA montrent des signes de relance de tendance (une reprise du mouvement haussier après une phase de respiration). Derrière la volatilité, nous percevons les premiers effets concrets d’un stimulus européen. L’enjeu est simple : ignorer les gros titres pour repérer les congestions — ces phases de latéralisation où les « mains fortes » accumulent des titres avant une explosion du prix — et anticiper les breakouts (cassures de résistances) qui valideront le retournement de cycle vers 2027.
Le réveil contre-intuitif de l’énergie verte
On a beaucoup entendu que « les éoliennes, c’est fini ». Les graphiques de Nordex et RWE racontent une histoire inverse. Le secteur est en train de sortir de l’ornière, et les configurations sont d’une propreté technique rare.
« C’est de l’éolien mais graphiquement parlant c’est toujours très propre. »
Pour Nordex, la stratégie doit être chirurgicale. Le franchissement de l’oblique descendante a offert un premier signal.
- Point d’achat : Le break actuel de l’oblique.
- Accumulation (Pyramidage) : Renforcez impérativement sur dépassement des 41 €, puis confirmez vers 45 €.
- Invalidation : Elle est courte, placée sous les 36 €. C’est ici que l’on admet avoir tort avec une perte minimale.
Sur RWE, nous observons un triangle de congestion à plat depuis un an. L’objectif est de jouer la sortie par le haut pour capter un mouvement exponentiel. Un signal fort vient d’ailleurs des « maisons mères » du secteur (comme EDP ou Engie) qui sont déjà en train de breaker leurs propres résistances. C’est un indicateur avancé majeur : quand les leaders bougent, le reste du secteur suit généralement avec un effet de levier.
L’Offshore et l’Industrie : Les dossiers « exponentiels »
Le retour en grâce de l’énergie ne se limite pas au renouvelable. L’offshore et l’équipement lourd montrent une santé insolente.
- Wärtsilä (Vartila) : Le dossier présente un excellent ratio gain/risque. Surveillez le pivot des 28,90 €. Si ce niveau tient, on vise la zone des 32-33 € pour relancer la tendance. En revanche, si les 28,90 € cèdent, il faut sortir sans état d’âme pour attendre un rachat plus bas, vers 27 €.
- Saint-Gobain et Epiroc : Ce sont les deux « pépites » industrielles à surveiller. Elles arrivent sur des zones de résistance majeures. Tout pullback (léger repli après une hausse) vers 380-390 € sur Saint-Gobain ou 257-266 € sur Epiroc doit être considéré comme une opportunité d’achat pour jouer un départ en mode exponentiel.
- Vallourec : La patience est ici votre meilleure alliée. Le titre sort d’une correction brutale et n’a pas encore formé de congestion mature. On peut toutefois commencer à accumuler par anticipation dans la zone 16,75 – 17,32 €. Le rendement actuel est une prime de patience en attendant le signal de retournement réel.
Le Luxe vs la Consommation : Le vrai baromètre européen
Le secteur de la consommation nous offre une divergence fascinante qui en dit long sur l’état de l’Europe.
D’un côté, le luxe souffre. Kering est la valeur étalon à surveiller : le titre est enfermé dans un « trading range » (zone de fluctuation latérale).
- Seuil de survie : La zone des 270 €.
- Signal de relance : Il ne sera validé qu’au-dessus des 295 €. Tant que ce niveau n’est pas franchi, le secteur reste en convalescence.
De l’autre côté, une tendance plus « terre à terre » émerge. L’investisseur doit noter que si le consommateur délaisse le luxe, il investit dans son foyer. C’est le cas de Kingfisher (secteur bricolage/maison) qui montre une dynamique bien plus saine. Toute respiration vers 300-310 € est à mettre sous surveillance pour jouer un retour sur les plus hauts. En parallèle, Zalando sert d’alerte : si le titre enfonce les 22 €, la reprise de la consommation sera jugée comme un échec. À l’inverse, un passage au-dessus des 25 € confirmerait que le stimulus européen commence à infuser chez les ménages.
Tech et Télécoms : Miser sur l’asymétrie
Souvent boudés par rapport aux géants américains, Ericsson et Nokia présentent ce que nous appelons des paris asymétriques : un risque de perte très faible (invalidations proches) pour un potentiel de gain élevé.
- Ericsson : Le titre vient de breaker une congestion saine. L’objectif immédiat est le comblement du gap (trou de cotation) laissé par la baisse précédente.
- Nokia : C’est un dossier de fond de portefeuille. Le point d’achat se situe autour des niveaux actuels pour viser la résistance des 9,80 €. À plus long terme, les cibles techniques se situent vers 11,40 – 12 €.
- Gestion du risque : L’invalidation se place sous les 8 €. Ce risque très serré est la clé de la stratégie.
L’Automobile : Une stratégie de « Swing » plutôt que de long terme
Le secteur automobile est en pleine tempête chinoise, mais les prix approchent de zones de rebond technique. Attention toutefois : nous ne parlons pas ici d’un achat « bon père de famille » pour les dix prochaines années, mais de swing trading (jouer des mouvements de moyen terme).
- Renault et Mercedes : Ces deux titres doivent impérativement tenir leurs supports obliques, notamment les 27 € sur Renault. Si ces niveaux tiennent, on peut viser un retour vers les 50-52 € sur Mercedes d’ici 2027. C’est un pari sur une « moins mauvaise » nouvelle plutôt que sur une santé éclatante.
- Michelin : C’est l’exception du secteur. Contrairement aux constructeurs, Michelin est dans une configuration exponentielle très propre. Si la congestion actuelle casse par le haut, le titre s’envolera indépendamment des déboires de Renault ou Stellantis.
Vers un rendez-vous crucial en 2027
Le marché européen ne demande qu’à croire au stimulus, mais il réclame des preuves graphiques. Nous sommes à la croisée des chemins : soit les congestions actuelles (sur l’énergie et l’industrie) servent de tremplin pour une performance solide vers 2027, soit elles cassent par le bas, signalant que la confiance du consommateur est définitivement rompue.
La « convalescence » est réelle, mais les opportunités de relance de tendance sur des valeurs comme Nordex, Saint-Gobain ou Ericsson suggèrent que les capitaux commencent à revenir discrètement sur le Vieux Continent.
Votre portefeuille est-il prêt à ignorer le bruit pour suivre le flux des capitaux ?
amicalement
Julien
Les lecteurs de cet article lisent maintenant :
PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
