Bourse : 7 révélations cruciales post Crise Trump Groenland

Donald Trump est très utile pour permettre aux USA d’avancer plus vite. Mais Trump peut-il finir par faire criser les marchés ? Où investir alors ?

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Cet article a pour objectif de lever le voile sur 7 points clés, basés sur une analyse fine des mouvements actuels. Ces révélations pourraient bien changer radicalement votre perspective sur l’économie et les marchés d’aujourd’hui.

1. La stratégie Trump : Le chaos calculé de « l’éléphant dans le magasin de porcelaine »

Pour comprendre les actions de Donald Trump, il faut analyser sa méthode de négociation, parfaitement illustrée par l’épisode du Groenland. Il ne s’agit pas d’impulsivité, mais d’une tactique bien rodée. Sa méthode est celle du « pied dans la porte » : il commence par une demande outrancière et inconcevable, comme vouloir acheter le Groenland, qui choque et rebute ses interlocuteurs. Une fois que tout le monde est prêt à claquer la porte, il revient avec une demande moindre, qui était en réalité son véritable objectif depuis le début : obtenir plus de bases militaires ou un accès privilégié aux ressources.

Cette approche fait de lui une « déblayeuse ». On envoie la déblayeuse Trump pour tout bousculer et créer une situation de rupture. Une fois le terrain préparé, des négociateurs plus « feutrés » comme Marco Rubio sont envoyés en coulisses pour finaliser les accords, loin des réseaux sociaux. L’intérêt pour le Groenland, par exemple, est moins lié aux terres rares qu’à sa position stratégique future avec la fonte des glaces, un enjeu géopolitique majeur identifié par les États-Unis dès 1951.

Trump c’est toujours le mec qui est lancé comme l’éléphant dans le magasin de Porcelaine et puis après on discute plus sagement après.

2. L’effet paradoxal : Comment Trump pourrait être le meilleur allié de l’Europe

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les actions de Donald Trump, en fragilisant l’hégémonie de l’OTAN, pourraient paradoxalement forcer l’Europe à devenir plus forte. Certains analystes veulent croire que ses provocations, en « chauffant à blanc » les dirigeants européens, les poussent à envisager une plus grande intégration pour assurer leur propre souveraineté. L’Europe est perçue comme faible parce qu’elle a décidé d’être faible, mais elle possède tous les moyens de redevenir une puissance si elle en a la volonté politique.

Ce potentiel réveil européen ne repose pas seulement sur la politique, mais sur un modèle économique solide. Il s’agirait de s’inspirer du « rapport Draghi » et du modèle post-Seconde Guerre mondiale : un contrôle des dettes long terme pour financer des plans de relance massifs, ou pour « faire chauffer la baraque à frites », comme disent les initiés. L’objectif serait de rebooster la demande intérieure via des investissements dans l’armement, l’énergie et les infrastructures communes. Bien sûr, le risque existe qu’en se détachant des États-Unis, l’Europe se jette dans les bras de la Chine, mais les actions en coulisses, comme la lutte contre le dumping chinois, montrent une prise de conscience. On verra si ce réveil est un véritable élan ou une « mort née », mais la dynamique est enclenchée.

3. Le marché ne panique pas, il se réorganise

Face à la baisse de certains secteurs, beaucoup crient à la panique. Or, ce que nous observons n’a rien à voir avec une véritable panique boursière. Une panique réelle se caractérise par une baisse généralisée et simultanée de tous les actifs. Les actions technologiques, les actions « value », l’or, l’argent, les minières : tout baisse en même temps, car les investisseurs, étranglés par les appels de marge, vendent tout ce qu’ils peuvent.

Le mouvement actuel est une « rotation ». L’argent ne disparaît pas, il se déplace. Il quitte des secteurs qui ont surperformé, comme la tech, pour se réallouer vers d’autres plus stratégiques dans le contexte de la « guerre froide 2.0″ que nous traversons : l’énergie, les matériaux de construction, la sécurité. Le potentiel réveil européen, avec ses besoins en infrastructures et en défense, est un parfait exemple de ce qui alimente cette rotation. Tant que l’on observe ces mouvements, nous sommes dans un marché qui se réorganise pour un nouveau paradigme, pas dans un marché qui s’effondre.

4. L’illusion des indices : Le piège des géants de la tech

Se fier aux grands indices comme le Nasdaq pour évaluer la santé de l’économie est devenu une erreur. Leur performance est trompeuse, car ils sont sur-concentrés sur une poignée de géants technologiques. Cette concentration a un effet pervers : à cause des rachats d’actions massifs qui réduisent le nombre de titres en circulation, il faut très peu de capital pour faire bouger leur valorisation. Avec 100 millions de dollars à l’achat, on peut faire monter la capitalisation boursière de 800 ou 900 millions, créant une volatilité et une illusion de force déconnectées de l’économie réelle.

La véritable surperformance se trouve désormais ailleurs, en dehors de ces mastodontes. Elle est à chercher dans des entreprises plus petites (« small & mid caps »), cycliques et « value », qui ont peu de poids dans les indices mais connaissent une forte croissance de leurs profits. On observe d’ailleurs une divergence de comportement : pendant que les investisseurs particuliers achètent les baisses des géants de la tech, les professionnels en sortent pour se rediversifier vers ces nouvelles poches de croissance.

5. Le tsunami de l’héritage : Quand l’immobilier des boomers pourrait financer la bourse de demain

Une tendance démographique de fond pourrait fournir un carburant durable à la thèse des « small & mid caps » : le transfert de patrimoine intergénérationnel. Des montants colossaux, principalement immobiliers, vont être transmis par la génération des baby-boomers à leurs enfants. Mon hypothèse de travail est que les héritiers, notamment les millennials, plus enclins à investir en bourse, vendront une partie de cet immobilier pour réallouer le capital sur les marchés actions.

Ce phénomène pourrait coïncider avec un changement de paradigme politique. À mesure que les millennials deviennent un bloc électoral plus influent, la pression s’accentuera pour rendre le logement plus accessible. La solution ne sera plus de stimuler la demande, mais de s’attaquer enfin à l’offre en relançant la construction. Cette augmentation de l’offre rendrait l’investissement immobilier structurellement moins attractif, renforçant l’attrait relatif des actions et créant un flux de capitaux potentiellement massif vers les marchés boursiers pour la décennie à venir.

6. Trump n’est pas le pilote, c’est l’accélérateur

Il est tentant d’attribuer les grands mouvements de marché aux actions d’un dirigeant. C’est une erreur de perspective. Les événements politiques ne créent pas les tendances, ils les amplifient. Des personnalités comme Trump agissent simplement comme un « accélérateur » pour des dynamiques déjà en place.

La surperformance des secteurs de la construction, des matériaux, de la sécurité, de l’énergie et des semi-conducteurs ne date pas d’hier. Ce sont des « super-cycles », des tendances de fond qui existaient bien avant et que les politiques protectionnistes ou les investissements stratégiques ne font que catalyser. Le véritable moteur, c’est ce nouveau contexte géopolitique et économique de long terme.

pour moi l’épisode Trump ne change pas grand-chose […] c’est pas des éléments comme ça en fait qui changent les tendances les tendances sont déjà en place les éléments comme Trump en fait ça vient accélérer les tendances qui sont déjà en place.

7. La vraie tectonique des plaques : Climat, géopolitique et ressources

Pour finir, il faut prendre de la hauteur et observer les véritables plaques tectoniques qui redéfinissent notre monde : le climat, la géopolitique et la course aux ressources. La fonte des glaces au Groenland n’est pas qu’un enjeu écologique ; c’est un bouleversement géopolitique majeur. Elle ouvre de nouvelles voies maritimes et commerciales qui redéfinissent les équilibres de puissance et les zones stratégiques à contrôler.

Ce nouveau paysage est façonné par d’autres forces tectoniques : la Russie qui pourrait gagner de nouvelles terres fertiles, la Chine qui est poussée vers le nord par le réchauffement. Le paradoxe central de notre époque est que ce contexte de « guerre froide 2.0″ force les nations à investir massivement et donc à polluer davantage. La sécurisation d’un avantage stratégique dans ce nouvel ordre mondial prime sur les considérations climatiques immédiates, créant une boucle de rétroaction où la géopolitique accélère les changements environnementaux, qui à leur tour exacerbent les tensions géopolitiques.

Conclusion : Une dernière pensée pour la route

Le monde économique est en pleine mutation, et il est clair que les anciennes grilles de lecture ne sont plus valables pour comprendre les forces à l’œuvre.

Alors que les plaques tectoniques de la géopolitique et de l’économie bougent sous nos pieds, la vraie question n’est pas de savoir qui criera le plus fort, mais qui saura s’adapter le plus vite.

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amicalement

Julien

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Julien

Julien Flot est Investisseur pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse. Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché ! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses succès, échecs, conseils, analyses et investissements pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque ! Découvrez l'histoire de Julien Flot ici.