Les taux explosent, crise de la dette annoncée mais je pense autrement.

Et si la crise de la dette qui nous est promise par les experts était la meilleure opportunité d’investir en obligation à nouveau alors que les taux sont au plus haut ?

Commençons par ceci.

Les taux sont au plus haut et ne cessent de monter. Plus ça monte, plus cela met les valorisations et la bourse en pression. Et plus ça monte, plus ça met l’économie en pression. Et donc la solution aux taux qui montent se trouve dans les taux qui montent, car plus ça monte, plus ça handicapera l’économie et donc fera baisser les taux.

Mais ça tient quand même et depuis un moment et ça pourrait encore tenir un moment.

Pourquoi ?

Car le monde est encore blindé de pognon. Les taux montent, mais les entreprises et les états n’ont pas de problèmes à placer leur dette.

Et puis les taux hauts sont payés sur la nouvelle dette. L’ancienne dette elle est à des maturités de 5-8 ans en moyenne à des taux bien plus bas. On remplace néanmoins de la dette pas chère arrivant à maturité avec de la dette chère.

Donc oui, la hausse des taux c’est un problème. Mais c’est pas quelque chose qui éclate du jour au lendemain.

Surtout si avec cette dette, vous arrivez à créer de la croissance. C’est vrai pour certains pays, moins pour d’autres. Il y’a la bonne dette et la mauvaise dette comme le bon et le mauvais cholestérol.

Donc le plus grand risque n’est pas la dette en soi, ce serait l’incapacité de l’IA à délivrer les promesses en temps en heure et en dollars.

On voit aussi que lorsque le pognon commencera à se réduire, c’est le cas. Les investisseurs ne pourront pas investir partout. Ils devront faire des choix.

Et ils vont préférer de plus en plus tant que la bulle Ia n’explose pas prêter à Google qu’a l’Etat où demande des taux plus élevés pour continuer de prêter.

Prochaine étape donc sera la dérégulation des banques pour qu’elles puissent acheter plus de bons du trésor ou alors il faudra taper à la porte de la fed pour qu’elle relance l’imprimante.

On a d’un côté le Trésor Us avec Bessent qui joue good cop en disant stop à la hausse des taux. Et de l’autre côté le marché qui joue bad cop, en continuant de les faire monter pour pousser le trésor et la FED à agir de concert et voir où est la limite.

Warsh lui joue bad cop en insinuant que la FED est prête à monter les taux car l’inflation est toujours là.

D’un côté cela renforce la crédibilité de la FED aux yeux du marché. De L’autre, on sait très bien que l’inflation est induite par les matières premières et que monter les taux ne fera rien.

En soit, les taux sont hauts mais historiquement, on est dans la moyenne.

Le problème vient qu’on compare par rapport à la dernière décennie qui est une anomalie historique et non la norme.

Un peu d’inflation et de la dette ne sont pas graves dans un pays. ce qui est important, c’est quelle croissance on a en face.

On peut peut être les monter une fois en septembre, mais la marge de manœuvre s’arrêtera là pour Warsh.

Je serai complotiste, je dirai que l’on semble tout faire pour préparer le marché à la peur d’une hausse des taux, alors qu’il ne peut vraiment pas en avoir.

La projection reste une baisse des taux.

Et c’est là, qu’il faut éviter de se faire noyer par le bruit court terme d’une hausse des taux et plutôt en tant qu’investisseur se préparer à la suite qui sera une baisse des taux.

Le krach boursier interviendrait pour moi si Trésor Us et FEd se mettaient subitement à vouloir agir. C’est cela qui feraient baisser les marchés.

Les taux hauts c’est si mal que ça ?

Je pense que l’on ne comprend pas que les taux actuels ne sont pas si élevés que cela. Il y’a un biais de récence. La dernière décennie était une anomalie. Les taux à 4% sont normaux et tant mieux qu’ils soient là. Cela pousse aussi le capital à s’investir là où il peut obtenir une rentabilité supérieure. Pendant 10 ans on a mal alloué le capital et cela a résulté à une croissance molle.

Inflation et taux plus élevés permettent au capital d’aller chercher plus de rentabilité et à être plus créateur de valeur.

Les taux d’aujourd’hui sont donc trop hauts que si la croissance se casse la figure et que l’IA ne tient pas ses promesses. Sinon le boom IA, le boom des marchés permettent à la croissance de se maintenir au-delà de l’inflation et des taux.

En d’autres termes. Les Etats n’ont pas d’autres choix que de supporter les stimulus et encore plus de dépense plutôt que l’inverse en réduisant les déficits qui seraient récessionniste et ferait que les taux seraient trop élevés et casserait encore plus l’économie.

Et si l’IA produit le boom de productivité qu’elle doit produire, les taux devront monter encore plus hauts avant de baisser.

Des taux hauts et une inflation ne sont pas forcément néfastes, tout dépend du contexte. Comme souvent en économie, la réalité est ça dépend plus que des conclusions hâtives.

Car concrètement. Les Etats ne vont pas arrêter de dépenser.

Donc on va continuer de faire chauffer les barraques à frites. Il n’y a que deux façons de réduire sa dette sans baisser ses dépenses. C’est soit de créer de l’inflation qui va ronger la dette mais trop d’inflation et c’est pas bon non plus pour le peuple et la compétitivité.

Soit de créer de la croissance. Beaucoup de croissance.

En soit quand on enlève le coût de la dette, les déficits sont ceux -ci par pays.

Dans un monde ou le protectionnisme est de retour, la géopolitique pousse à dédoubler les usines pour dé risquer la chaîne plus que de privilégier le juste à temps. La guerre froide 2.0 c’est la théorie des jeux. Tout le monde doit dépenser plus pour ne pas prendre de retard et perdre de sa souveraineté.

Et puis créer grâce à cette dette assez de croissance pour compenser le surplus de dette que l’on prend pour accélérer ses investissements.

C’est un peu comme le gars qui doit travailler plus pour rembourser le crédit de la voiture qu’il a acheté pour aller travailler.

De manière hybride la solution est de la croissance avec un peu d’inflation et votre dette sur pib peut se réduire drastiquement en quelques années.

Et pour soutenir cela, réaliser un pivot. Celui de retransmettre une grosse partie de la dette publique à la dette privée. la déréglementation des banques serait une étape vers cela après avoir passé une décennie à assainir les dettes privées en augmentant les dettes publiques.

Ce serait un comble que les mêmes qui suppliaient l’état de les sauver pendant les deux dernières crises, fustigent l’état de sa dette aujourd’hui.

Car si le marché est si résilient c’est parce qu’un gouvernement endetté trouve quand même preneur de sa dette et surtout il peut toujours imprimer.

Egalement, tout le monde parle de dette mais on oublie souvent de mettre les actifs en face.

Oui le monde est plus endetté que jamais en valeur absolue.

Mais au jeu des comparaisons, la dette privée, elle est saine et basse. Les foyers sont sains. Les entreprises sont saines.

Et puis c’est pas seulement les riches grâce à la hausse de leur immo ou de leur portefeuille boursier. C’est tout le monde qui est moins endetté et en levier moindre.

Alors on va faire ce que les Japonais ont fait.

On va déréguler les banques pour qu’elles achètent plus de dette et puis on va faire en sorte de pousser les fonds de pension et donc le public à détenir plus de fonds euros et équivalents dans leur patrimoine.

On garde ainsi les taux bas et on peut continuer d’investir.

Et les foyers sont assez sains pour cela.

Le secteur privé est plus riche que jamais. Car en face d’une dette en valeur absolue énorme comme présenté sur les réseaux, vous avez des actifs qui sont dix fois plus importants.

Oui, dix fois.

Donc oui trop de dette avec des taux élevés c’est pas top. Mais dans un marché très assaini, ça peut tenir plus longtemps qu’on croit.

Mais ce n’est pas là où je voulais en venir.

Aujourd’hui l’économie dépend de la bourse et la bourse dépend de l’IA. Les valorisations Ia dépendent de si la croissance attendue de l’Ia arrivera en temps et en heure.

Donc passons le débat de ceux qui pensent que ça marchera, et de deux qui pensent que c’est une bulle et l’Ia délivrera pas ses promesses.

Au moment où tout le monde pense que les taux vont continuer de monter et donc continuer de tuer les obligations.

Je commence à penser le contraire et que les obligations sont la protection ultime de l’investisseur de la prochaine décennie.

Oui à court terme, les taux peuvent continuer de monter et donc faire perdre du capital. Mais à long terme, les taux ne peuvent-ils être que plus bas que ceux d’aujourd’hui ?

Admettons que l’Ia est un succès. On délivre. L’inflation causée par le rush, créera un bullwhip effect et causera donc une désinflation voire une déflation des prix une fois le pic de demande passé. Donc une baisse des taux. Sans parler démographie et du fait que les robots nous remplacerons ou pas.

Et si l’Ia est une bulle. La demande n’arrive pas en temps et en heure ou assez pour justifier les dépenses ou en temps et en heure vs les amortissements de matériel qu’il faudra déjà mettre à jour. Ce sera une attaque sur les valorisations, une baisse de la bourse forte et des patrimoines de consommateurs qui réduiront leurs dépenses. Donc récession donc désinflation donc baisse des taux et réaction des banques centrales et gouvernements.

Donc que l’Ia réussisse ou pas, l’investisseur n’a pas besoin de faire de pari. Il peut se protéger des deux en achetant des obligations.

Oui à court terme, ça peut encore perdre car les taux montent. Mais si on lisse sur plusieurs maturités, qu’on prend des fonds datés éventuellement, qu’on s’assure que l’argent que l’on investit ne sera pas nécessaire si à la prochaine récession on perd son job et qu’on peut tenir alors les obligs à maturité. Alors le risque est sensiblement réduit sauf si hyperinflation mais c’est pas mon scénario.

ici un tableau récapitulatif de ce que l’on gagne ou perd sur les obligations en fonction de leur maturité et de la hausse ou baisse des taux.

L’investisseur peut donc se diversifier et protéger sans faire de gros paris en allant chercher surtout des maturités courtes entre 3-7 ans.

Donc voilà à quoi je réfléchis en ce moment.

C’est probablement pas encore le moment idéal de se lancer pleinement. Mais commencer peu à peu à se constituer une diversification des actions défensives (industrie, santé, armement, minières, énergie et même immobilier malgré la baisse versent dividendes et rachats d’actions qui attirent à nouveau) en intégrant des obligations fait de plus en plus de sens pour moi et ce au moment même où tout le monde nous explique que les taux ne peuvent que monter et les obligations se faire détruire.

Je pense que cette réalité court terme, ne doit pas détourner l’attention de l’investisseur sur l’opportunité long terme potentielle.

Et si cela devient une vraie thèse d’investissement plus globale, ne pas sous estimer que ce sera une concurrence pour le marché action au niveau des flux.

Pour en revenir à la dette, je pense que nous n’aurions pas une telle santé du secteur privé avec une telle création de valeur sans le fait que les gouvernements se soient endettés lors des crises pour permettre au secteur privé de se désendetter.

Je pense que nous sommes à l’aube d’un pivot ou le secteur public tentera de se désendetter en passant cette dette à nouveau au secteur privé.

L’inflation et les taux seront plus forts la prochaine décennie que la précédente mais ne pourront pas monter bien plus hauts. Au final, le hedge de l’investisseur sur le pari IA devient les obligations car même les actions défensives baisseront si l’IA ne délivre pas car on remettra en cause les projets de data centrer et d’énergie nécessaire pour un temps au moins.

Tout n’est que cycle.

Portefeuille Graphseo Bourse

La dette et les taux élevés sont tout de même un prétexte court terme suffisant pour un peu de correction. C’est typique de septembre et après une belle année, c’est l’occasion d’alléger les portefeuilles et réduire l’agressivité des paris. .

Mon but est de tenter de ne pas trop redonner au marché tout en conservant ce qui peut encore être conservé. je suis pas loin d’alléger pas mal de choses mais pour le moment le marché continue de ne pas tout vendre et de plébisciter certaines choses;

Donc c’est du cas par cas.

On entre dans une période de zig zag, plus de trading et d’attente sur le reste. C’est bien pour lever la tête du guidon et prendre un peu de recul sur certaines thèses d’investissement et écrie un peu comme je viens de le faire.

PS : Vous êtes nombreux à me demander quand est-ce que l’académie des graphs rouvrira ses portes. Je pense lancer une nouvelle session lundi prochain. Ce sera probablement limité en terme de places car j’aime bien le groupe qu’on a déjà et ne veut pas trop le faire grossir pour garder sa bienveillance. Ce sera également la dernière fois que ce sera proposé à ce prix car je vais inclure pas mal de nouveautés pour les membres existants sans hausse de prix. Très excité par ce qui est en train de se développer et de pouvoir en faire profiter tous les membres. J’organiserai également une rencontre à Paris et Montpellier début octobre pour tous les membres disponibles.

amicalement

Julien

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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.

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Julien

Julien

Julien Flot est Investisseur pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse. Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché ! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses succès, échecs, conseils, analyses et investissements pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque ! Découvrez l'histoire de Julien Flot ici.