Ce qu’il faut retenir
- Google lance une augmentation de capital de 80 milliards, marquant un tournant pour les entreprises tech comme SpaceX et OpenAI.
- Les GAFAM doivent désormais lever des fonds pour alimenter leurs investissements en IA, car leurs profits ne suffisent plus.
- Le marché boursier subit un changement profond, avec des entreprises cherchant à diversifier leurs investissements et à faire face à une augmentation des taux d’intérêt.
- La concentration récente sur les GAFAM pourrait devenir une fragilité alors que d’autres secteurs voient leur valeur augmenter, notamment dans la santé et les ressources.
- L’impact politique de l’IA devient un enjeu essentiel, redonnant du pouvoir aux syndicats et modifiant la dynamique du marché du travail.
La plus profitable des entreprises mondiales lance…une augmentation de capital de 80 milliards.
Oui, vous ne rêvez pas. Au moment où on nous annonce la plus grande introduction en bourse de l’historie et de loin avec SpaceX, estimée à 75 milliards. Voilà que Google lève 80 milliards et personne n’en parle.
Alors que c’est bien de cela qu’il faut parler. Car c’est le début d’un changement profond. La bourse est en train de changer sous nos yeux et pour moi ça veut dire beacoup.
J’explique pourquoi vous serez content d’être allé au bout de cet article. Ou de la vidéo pour ceux qui veulent aller à l’essentiel.
80 milliards quand on pèse 5000 milliards comme Google, cela parait peu. Mais c’est peut être le début de quelque chose de bien plus important.
SpaceX, Anthropic, Open Ai et maintenant des augmentations de capital des Gafam pour financer l’IA. Google n’est que le premier. Des capitaux énormes seront levés ces prochains mois sur les marchés.
Les valorisations atteignent des niveaux énormes, jusqu’à 100 fois le chiffre d’affaires actuel. Alors Google détient comme bcp d’entreprises des actions SpaceX et Anthropic qui sont maintenant bien valorisées et permettent aux comptes de Google d’être jolis malgré les dépenses massives en capex IA.
Malgré cela, les free cash flow vont commencer à être négatifs dès l’année prochaine pour la majorité des gros investisseurs dans l’IA que sont les Gafam.

Pour continuer d’investir, il va falloir de l’argent. Beaucoup d’argent. Et les profits de ces géants ne suffisent déjà plus.
Alors on fait des licenciements. On réduit les coûts. et on va réduire les rachats d’actions. Puis on va se financer par dette privée et enfin saupoudré le tout par des augmentations de capital.
Alors on fait des obligations. Mais comme on est balaise et qu’on a besoin de beaucoup de pognon. Et que tout le monde veut nous prêter. Et bien rapidement, on truste le marché obligataire rien qu’a nous.
Mais ça coute de plus en plus cher tant que l’inflation est là et les taux continuent de monter. Alors il faut faire des augmentations de capital; c’était une hypothèse de travail que j’avais exposée y’a un moment. Nous sommes au début.
Pour juger ces investissements dans l’IA, le marché va devoir attendre. Attendre de savoir si tout ceci est bien rentable. Pour le moment c’est délicat à dire alors on continue d’inonder le marché de pognon dans le doute. Car si ce n’est pas profitable, la croissance reste forte et peut encore le laisser présager
- En France, 81 % des dirigeants déclarent que l’IA n’a pas encore d’impact sur leurs revenus (vs 56 % à l’échelle mondiale), malgré une adoption en hausse
- Point fort des entreprises françaises : 62 % des dirigeants ont déjà mis en place une gouvernance IA formelle (vs 47 % à l’échelle mondiale)
- Point faible, seulement 12 % des entreprises françaises ont résorbé leur retard technologique (vs 23 % à l’échelle mondiale), freinant le passage à l’échelle
Et au fur et à mesure des investissements, les couts vont baisser, ce qui va permettre une utilisation accrue et encore plus de besoins de ressources devant une hausse de la demande qui va s’autoentretenir avec la baisse des prix.
Est-ce que tout ceci est une bulle ? Non, car l’argent des GAfam déversé en CAPEX, rentre dans la poche de bon nombre d’entreprises. Le marché revalorise mais à de rares exceptions, ce n’est pas insensé. Sauf si les résultats promis ne sont pas là. Mais ça, on ne le saura que plus tard.
Les profits sont records, c’est indéniable.
La question n’est pas de savoir si le marché est en bulle mais bien de comprendre que devant nos yeux la bourse est en train de changer.
Pendant 20 ans, Le marché s’est concentré en achetant les GAfam. Visibilité des revenus, profits énormes, winner takes all. Avantage compétitif et des rachats d’actions massifs.
On a passé 20 ans, à augmenter la demande en actions et à réduire l’offre drastiquement en rachetant des actions que l’on détruit ensuite. Ce faisant, augmentant la valeur des actions encore en circulation mécaniquement.
Ces actions étaient imbattables. Et pour garder sa clientèle, les pro ont du suivre le mouvement et acheter. Les ETF ont répliqué. Et le système s’est autoentretenue deux décennies et de manière plus exponentielle post covid.
Si bien qu’aujourd’hui les Indices sont concentrés. Les portefeuilles des gérants et des particuliers sont concentrés. Les Portefeuilles de ces entreprises sont concentrés en détenant des parts des uns et des autres. La dette est concentrée. Tout est lié, tout est concentré, tout est féodalité. Les pleins pouvoirs dans les mains de peu.
La bourse ne valorisait qu’une poignée de business et sans eux , on ne performait pas.
Alors ce fut l’ascension du private equity. L’argent coulait à flots avec des taux à zéro pendant des années post crise des subprimes. Les boites levaient plus facilement sur le marché privé que en bourse et se valorisaient bien plus fortement. A quoi bon aller se coter en bourse ?
Ainsi le nombre d’actions disponibles n’a cessé de décroitre.
Les portefeuilles n’ont cessé de se concentrer dans ce qui faisait la performance grâce à des rachats d’actions massifs.
Et les investissements passifs sont venus rajouter à ce déséquilibre offre demande.
De moins en moins d’actions disponibles, de plus en plus d’investisseurs voulant les mêmes actions et seulement ces actions.
Mais depuis 2022, la bourse change.
Ces entreprises dépensent bcp d’argent dans la course à l’IA. Cet argent rentre dans les poches d’autres. Le marché doit diversifier face à la hausse des taux, à l’inflation et au boom de l’IA qui demande plus d’énergie, plus de ressources et une course en avant à la construction de datacenters et de tout ce qu’il faut mettre dedans.
Ce qui a permit aux USA de représenter 70% de la capitalisation boursière mondiale alors qu’ils ne représentent que 25% du PIb mondial
Les Google et compagnie deviennent des boites industrielles, avec des investissements lourds dans un monde où l’argent coute à nouveau cher.
Et ce monde pour se financer, va créer des actions nouvelles via augmentation de capital, et des introductions en bourse.
On va à nouveau rentrer dans un monde ou l’offre d’action augmente. Et ça c’est important à noter.
Et pour compenser et absorber , il faut une demande forte d’acheteurs. A un moment donné, l’offre d’actions nouvelles sera plus importante que l’entrée de nouveaux investisseurs qui chercheront également à se diversifier, et le marché perdra donc ce qui a fait sa force Momentum des dernières décennies. A savoir la concentration dans une poignée de valeurs. Le Flux se diluera et ne sera plus suffisant pour faire tout monter ou qu’une poignée de valeurs surpondérées dans l’indice.
La rotation se mettra alors en marche.
Le marché se stabilisera car il ne pourra plus absorber la création nouvelle de titres. on aura retournée la table.
Alors c’est pas bien grave; C’est un monde qui demandera d’être plus diversifié et de moins croire à la performance rectiligne qui bat tout avec de l’investissement passif dans un etf monde.
C’est un monde qui demandera plus de stock picking et de gestion active pour performer.
Mais en attendant, le marché est ultra concentré et va devoir faire sa rotation petit à petit et cela pourra être volatil du fait de plus de 20 ans de concentration et de réduction des flottants et actions vraiment disponibles en contrepartie sur les marchés;
Le tout avec une grosse part de levier
Et de la dette à refinancer au moment où les taux sont hauts
Les GAfam ont concentré tous les flux boursiers pendant 10 ans au point de ne laisser que des miettes aux autres actions.
Maintenant elles trustent le marché obligataire au point d’empêcher d’autres business de réussir à se financier correctement.
Aujourd’hui il y a du pognon pour tout. Mais demain, en cas de hausse de l’inflation, des taux, de banques centrales accommodantes, il ne pourrait pas avoir assez d’argent pour financer toute l’économie si tout le monde ne veut plus que prêter aux Gafam.
Alors ce sera surement la fuite en avant, le stimulus à jamais, des taux réels négatifs, laisser faire l’inflation pour rendre les dettes gérables. Mais c’est un risque aujourd’hui où la table tourne, les incontournables d’hier deviennent la fragilité de demain.
La concentration est partout
Mais la rotation a déjà débutée. l’Ia aura un impact sur l’emploi, la croissance et l’économie réelle. Car au delà des logiciels, c’est tout une industrie matérielle qu’il faut pour la faire fonctionner
On oublie que le vrai goulet d’étranglement, c’est l’énergie et les métaux
Que ceux ci ont parfaitement surperformé les indices depuis que l’inflation est revenue et que l’IA supporte la demande dorénavant.
Et que l’ensemble de ces secteurs sont moins valorisés qu’un seul des Gafam.
On oublie que le vrai gagnant de l’ia c’est la santé
La concentration est même dans la consommation où les 10% des plus riches soutiennent le gros de la consommation et des PIB.
Les rachats d’actions continuent, la roue tourne, ce ne sot plus les mêmes entreprises qui les font par contre.
On relancera l’économie par l’arrivée de l’IA dans l’économie réelle
et l’impact plus grand dans les petites entreprises
Au final le plus gros risque de l’ia… il est politique

et cela redonne du pouvoir aux syndicats de travailleurs. dont un nombre croissant obtiennent des bonus au point de devenir millionnaires.
Pour aller plus loin sur le sujet et en détail :
Portefeuille Graphseo Bourse
Le marché continue le grand écart et la rotation un jour sur deux. Je tente d’en profiter tout en restant couvert. Je cherche surtout à couvrir la performance importante de mon portefeuille long terme non affiché ici, avec ce que j’ai donc en dynamique. J’aurai du mieux gérer la semaine par contre. La volatilité reste usante et j’ai un peu plus de mal à laisser les émotions au placard.
amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.

