En résumé
- La guerre USA-Iran engendre une hausse des valeurs pétrolières, mais cela pourrait se stabiliser rapidement si les Américains réussissent efficacement.
- Investir immédiatement dans le pétrole peut être risqué, car le marché a déjà anticipé cette hausse et d’autres opportunités émergent.
- Nvidia et d’autres valeurs technologiques souffrent actuellement, mais des corrections pourraient offrir des opportunités d’achat.
- Le secteur des matières premières agricoles, y compris Intrepid Potash, pourrait connaître une dynamique favorable et mérite d’être surveillé.
- L’investissement stratégique repose sur l’anticipation des tendances, loin du bruit médiatique, cherchant des secteurs moins visibles mais prometteurs.
La Guerre USA Iran a donc éclatée. Ce n’est pas une surprise tant depuis deux semaines les forces armées américaines se regroupées. Les négociations d’un deal était un simulacre pour que chaque partie gagne du temps.
Maintenant c’était tellement attendu que les valeurs pétrolières sont déjà au plus haut. Si on ne peut exclure un stress lundi sur les prix. Il y’a fort à parier que cela reviendra rapidement à la normale sans escalade et surtout si les américains prouvent être aussi efficace que lors de la campagne du Venezuela. Car au final, c’est peut être naïf de ma part, il semble suffire de faire fuir en Russie, ou d’éradiquer en perçant le bon bunker toute la hiérarchie des Mollahs pour rapidement retourner le gouvernement.
On peut parier sur les Israéliens pour faire mouche.
Tout ceci donc peut être rapidement réglé et c’est peut être ce que le marché se dira Lundi.
Car comme d’habitude, Trump décide de lancer les hostilités pendant la fermeture de ceux ci le weekend.
J’ai fait le tour des opportunités de mon portefeuille et de ma vision de ce que je compte acheter sur les marchés sans céder à la panique.
Le paradoxe de l’investisseur en temps de crise
C’est un réflexe presque pavlovien : dès qu’un bruit de bottes résonne au Moyen-Orient, l’investisseur moyen se précipite sur son courtier pour acheter du pétrole. L’instinct est primaire, la logique semble implacable, mais en Bourse, ce qui est évident est rarement rentable. Si tout le monde regarde dans la même direction au même moment, c’est que le train est déjà parti, et vous risquez fort de monter dans le dernier wagon.
Alors que les tensions entre les USA et l’Iran saturent l’espace médiatique, la véritable question stratégique n’est pas de savoir si le prix du baril va grimper de quelques dollars supplémentaires. Le défi est d’identifier les flux de capitaux qui, dans l’ombre de la géopolitique, construisent les opportunités de demain. Si le pétrole est le « miroir aux alouettes » du moment, quels sont les secteurs qui profitent réellement de la respiration du marché ?
Le contre-pied : Pourquoi le pétrole arrive en fin de course
L’erreur fatale est de croire que le marché attend le premier missile pour réagir. En réalité, les valeurs énergétiques et les parapétrolières ont intégré la hausse bien avant les gros titres, portées par une tendance haussière solide depuis le début de l’année. Le « gros » du mouvement est déjà dans les cours.
Graphiquement, nous approchons d’une zone de surchauffe. Certes, une escalade peut pousser un titre comme Tidewater vers les 88-90 dollars, mais le risque de « mèches hautes » — ces pointes éphémères suivies d’un repli brutal — est à son maximum.
« Au moment même où tout le monde va vouloir voir des valeurs pétrolières, c’est le moment même où on va créer potentiellement le pic haussier qui ensuite demandera à être construit. »
Acheter maintenant, c’est s’exposer à une consolidation imminente au moment précis où la psychologie de masse atteint son paroxysme. Les « petits bateaux » sont déjà en place ; le stratège, lui, regarde déjà ailleurs.
Le système des « vases communicants » : Nvidia vs les mal-aimés de l’IA
Pendant que la foule scrute le détroit d’Ormuz, une dynamique bien plus intéressante s’opère dans la technologie : un rééquilibrage massif. Nous assistons à un système de vases communicants entre les leaders insolents et les dossiers injustement massacrés.
- La respiration nécessaire de Nvidia : Le géant n’est pas forcément « trop cher », mais il a besoin de souffler. Une correction sur Nvidia ne doit pas être lue comme un krach, mais comme une aubaine pour se replacer plus bas.
- La capitulation des « mal-aimés » : À l’inverse, les valeurs logicielles délaissées, prétendument disruptées par l’IA, ont subi des ventes irrationnelles. Des dossiers comme Figma ou StoneCo (STNE) offrent des opportunités de rebond technique après des phases de capitulation. Pour StoneCo, la zone des 15 dollars est un pivot majeur : tant que le titre se maintient au-dessus, le tempo est donné pour viser les 20 dollars.
Soyons clairs : il ne s’agit pas d’un retournement de tendance séculaire. Nous jouons des rebonds techniques dans des tendances baissières. La règle est simple : on prend ce qu’il y a à prendre sur des objectifs précis, et on ne s’éternise pas.
L’opportunité cachée : La potasse et les matières premières agricoles
Si les métaux ont capté l’attention ces derniers mois, le flux se déplace désormais vers un secteur plus discret mais tout aussi puissant : les matières premières agricoles. C’est ici que se situent les configurations graphiques les plus « propres.
Le dossier Intrepid Potash (IPI) illustre parfaitement ce potentiel de breakout.
- Le signal : C’est le débordement de la zone des 330-350 sur l’indice sectoriel qui donnera le feu vert définitif.
- La cible : IPI montre déjà des pics de volume significatifs. Le franchissement des résistances actuelles permettrait de viser un retour sur les précédents sommets vers 40 dollars, avec des objectifs à 45 dollars, voire 55-56 dollars pour les investisseurs capables de tenir une position.
Géopolitique et « On/Off » : Cannabis, Souveraineté et Risques Binaires
Certains dossiers spéculatifs dépendent directement du calendrier politique américain et des enjeux de souveraineté. Ce sont des paris « On/Off » — binaires par excellence — qui exigent une gestion rigoureuse de la taille de position.
- Le cycle politique et le Cannabis : À l’approche des élections et sous l’influence potentielle de Trump, le thème de la libéralisation pourrait revenir. Constellation Brands, avec son exposition au secteur, est à surveiller. Soyez précis : un rebond vers 8,50 – 8,70 dollars doit être utilisé pour prendre des profits partiels. Ce n’est qu’au-dessus de la zone des 9-10 dollars que l’on pourra parler d’un véritable retournement de tendance.
- La souveraineté technologique : Les tensions mondiales relancent l’intérêt pour des acteurs comme Eutelsat ou OVH. Pour Eutelsat, le maintien au-dessus des 2 € est crucial. L’objectif est le comblement du gap vers 2,70 €. Toutefois, un analyste averti ne peut ignorer le risque de dilution : les augmentations de capital latentes minent encore la configuration. C’est un dossier de « reconstruction de figure » qui demande du temps.
Santé et Valeurs « Value » : Les piliers du long terme
Au-delà du bruit géopolitique, la démographie reste la force d’attraction ultime. Le secteur de la santé est un gagnant inévitable, mais il demande de la finesse dans l’exécution.
Sur Sartorius, le graphique suggère qu’un dernier « secouage de cocotier » (un shakeout brutal) vers la zone des 120-130 est possible avant une relance saine. C’est à ce prix-là qu’il faudra payer. Quant aux biotechs et vaccins comme Valneva, Moderna ou Novavax, la volatilité reste reine. Sur Moderna, la stratégie est de vendre les excès (vers 60-61 dollars) pour racheter systématiquement sur les replis vers 40 dollars.
Enfin, le retour de l’intérêt pour la « Value » (Arcelor, Valeo) offre des points d’entrée sur repli. Pour un dossier solide comme Vallourec, ne courez pas après le papier : attendez patiemment une correction intermédiaire vers la zone des 17-18 € pour vous replacer dans le sens de la tendance de fond.
Passer du mode « météo » au mode « stratège »
Investir en réaction aux nouvelles du jour, c’est faire de la « météo boursière » : vous constatez qu’il pleut une fois que vous êtes mouillé. Le véritable stratège anticipe les constructions graphiques et ignore le vacarme médiatique pour se concentrer sur les flux réels.
Le pétrole est sous les projecteurs aujourd’hui, mais les profits de demain se préparent dans la potasse, les logiciels injustement délaissés et la santé en reconstruction. La patience n’est pas seulement une vertu, c’est un outil de gestion des risques.
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amicalement
Julien
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