Les aficionados de l’investissement passif en ETF n’arrêtent pas de le dire.
Impossible de prévoir où la bourse ira ,alors à quoi bon essayer. Autant acheter l’indice et ne rien toucher sans y penser.
De plus, à force de faire des mouvements, statistiques à l’appui, un investisseur loupera les meilleures journées de la bourse et donc sous performera.
Ne pas être investi lors des plus fortes hausses des indices est en effet contre performant et terriblement frustrant.
Mais est-ce que tous les investisseurs doivent vraiment se comparer à un indice, une moyenne pondérée qui plus est. Battre le marché ou au minimum faire comme lui, n’est-il pas en train de devenir une pression sociale telle, que plus personne n’essaye surtout de réfléchir à mettre en place un portefeuille qui ressemble à leur psychologie d’investisseur et surtout en lien avec leurs objectifs et profil ?
Cette course à tous se ressembler, à avoir la même chose, pour ne surtout pas perdre et être la risée de tous, ne sera t-il pas la cause même d’un nivellement pas le bas de la performance moyenne des etf passifs indiciels ?
Timer le marché serait donc une hérésie. Il faut rester investi pour profiter de la performance de la bourse, tout le temps et par tous les temps.
Le problème c’est que c’est simplifier les choses à outrance et manquer de nuance encore une fois.
Nuance qui est nécessaire sur les marchés même pour ceux qui ont une approche passive via etf et buy and hold, dca en mode si je suis long terme, il ne peut rien m’arriver.
Je pense d’ailleurs, si cela intéresse revenir plus en détail sur la grosse erreur que font la majorité des investisseurs passifs en choisissant le mauvais ETF pour leurs placements.
Car tout est une question d’objectif et de profil. Il n’y a pas un produit qui convient à tout le monde et à tous les moments de la vie et pour toujours. Mais j’y reviendrai si j’ai le temps et que ça intéresse plus longuement dans un autre article.
Alors revenons à nos moutons.
Il faut rester investi car louper les 25 meilleures journées de la bourse vous faire prendre un retard considérable dans votre performance vs l’indice.
Oui c’est vrai. Mais ce n’est pas toute la vérité.
Qu’en est-il si on loupe les pires journées ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Si on veut faire du market timing, c’est qu’on a surtout peur de se prendre une mine. Donc on veut faire du market timing pour éviter de se faire défoncer et vendre avant la chute.
L’erreur est rarement donc la vente en soi. C’est l’incapacité qu’ont la plupart des investisseurs de rerentrer sur un truc qu’ils ont vendu et qui plus est si ce truc est maintenant plus cher que le prix qu’ils avaient vendu. C’est avant tout une question d’égo et de psychologie.
Investir en etf indiciel sans timer, c’est donc accepter de ne pas chercher à s’améliorer. De vivre avec ses défauts et surtout de ne pas utiliser ses forces éventuelles en se disant que retourner la moyenne du marché, c’est suffisant. C’est un peu contre intuitif quand dans nos sociétés on nous explique qu’il faut se dépasser, se donner l’opportunité de créer sa propre chance, travailler à améliorer ses défauts, apprendre à se connaître et surtout utiliser ses forces, pour obtenir un avantage et c’est comme ça qu’on devient indispensable, mieux payé, qu’on monte l’ascenseur social etc. Bon c’est une aparté de comment je vois socialement le côté secte que l’investissement passif est en train de devenir. je n’aime pas faire des généralités donc Fort heureusement, certains commencent à comprendre et à bien parler qu’une approche etf, ne veut pas forcément dire etf monde et basta mais bien nécessité de diversifier et adapter les portefeuilles ETF à soi et ses objectifs. Car les ETF sont des outils, le problème c’est pas l’outil mais comment on l’utilise.
Mais donc, si l’investisseur loupe les pires journées. C’est aussi très bien pour sa performance. C’est même mieux de louper les pires journées même si on loupe aussi les meilleures.
Mais ça demande de réfléchir et d’y passer du temps me direz-vous ? vraiment ?

Le problème est donc de pas comprendre pourquoi la bourse baisse, surtout pourquoi un indice baisse. Car on base bien ici la statistique sur un indice. Le S&P500 en l’occurrence. Et on regarde sur 30 ans de données.
On oublie que la bourse n’est pas l’économie. On oublie les cycles. On oublie les rotations. Ces surperformances de certains secteurs sous pondérés dans les indices qui sont invisibles pour l’investisseur ETF monde mais qui peuvent décupler une performance pour l’investisseur plus actif (pas bcp plus actif que le passif si on est honnête)
Or, en 30 ans, grâce aux banques centrales , à l’interventionnisme de l’état, on a connu une poignée de récessions. Des marchés baissiers qui durent trop peu de temps pour pouvoir les nommer ainsi. En d’autres termes, on base beaucoup de conclusions sur les marchés et les stratégies que l’on met alors en place aujourd’hui, sur un cycle particulièrement long sur les marchés mais qui reste, historiquement parlant, une exception.
Le SP500 d’aujourd’hui n’est pas formé des mêmes valeurs qu’il y’a 10,20 et 30 ans. Le SP500 ne réagit donc pas de la même manière aujourd’hui aux statistiques macro économiques qu’il y’a 10,20 ou 30 ans.
Le SP500 est moins diversifié qu’il y’a 20 ans. il n’est pas composé des mêmes secteurs d’activité.
Rester investi quoi qu’il se passe, c’est accepter d’être actif au final, l’indice l’est, il évolue, et on subit cette évolution, on accepte de la subir en se disant que l’indice, le marché, fera un meilleur choix que nous.
Est-ce que vous vous êtes déjà demandé quand est-ce qu’avez lieu ces meilleures journées boursières qu’il ne faut pas louper pour sa performance ?
Et ces pires journées qu’il faudrait savoir louper, mais à quoi bon, c’est impossible de prévoir la bourse ?
Et bien oui. Les meilleures et les pires journées arrivent pendant des phases de stress du marché. Des phases où il a tour à tour très peur, et puis des soulagements.

Les pires et les meilleures journées sont très liées et très proches les unes des autres. C’est plus facile de prendre les deux dans la face que de tenter en effet, de louper les pires en étant investi sur les meilleures. Mais c’est encore plus facile de louper les deux, en étant désinvesti pendant ces périodes de stress et de volatilité. Souvent des tendances baissières de marché et de revenir quand c’est plus calme.
Mais beaucoup de gens ont ce manque de temps et d’envie de devoir réfléchir et se poser des questions pour revenir quand c’est plus calme. Le Vrai problème il est là. Une non volonté souvent de passer plus de temps à apprendre à gérer ses finances pour ses objectifs de vie que le temps passé à choisir la prochaine couleur du grille pain.
Et louper les deux vaut mieux que de rester investi sur les deux. D’autant que si vous pensez qu’on ne peut prévoir l’avenir, c’est un peu hypocrite que de penser que ce qui s’est passé de manière exceptionnelle sur les marchés depuis 20 ans, est suffisant pour se baser dessus pour extrapoler une façon d’approcher et d’investir sur le marché en se disant que cela se passera pareil sur les 20 prochaines années, non ?
Pendant qu'on reste investi pour ne pas louper les meilleures journées boursières. On Oublie que l'indice action SP500 ou monde évoluent avec le temps et peuvent ne plus répondre à vos objectifs de part leur composition et donc leur volatilité. Surtout, plus vous arrivez vers votre période de décaissement où vous aurez besoin de l'argent investi.
A rester investi quoiqu’il se passe, on oublie que le marché n’est que cycle (même s’ils peuvent être très long)
Même si les derniers sont très longs, cela peut ne pas être toujours pareil. On oublie que des périodes de rotation se mettent en place.
Ainsi sur des périodes de 10 ans et parfois plus, les marchés actions peuvent ne rien faire d’un point de vue indiciel. Alors qu’au sein même des indices, les plus petites pondérations, des titres value, des secteurs sous pondérés peuvent offrir des rallyes, des rotations et une diversification surperformante. On oublie que l’or et l’obligataire peuvent aussi, sur certaines périodes offrir un aspect défensif au portefeuille et de surperformance.
Imaginez qu’une décennie perdue tombe sur l’indice pile au moment où vous devez décaisser et utiliser l’argent ?
Les investisseurs sous estiment grandement, que la performance d’une approche, revient surtout à savoir quand on a commencé et s’est lancé et surtout quand on commence à retirer les billes pour un projet ou la retraite. La différence c’est le cycle de marché au moment o on commence et au moment o on doit retirer els billes. Il y aura donc autant de performance et de sentiment quant à la stratégie employée que d’investisseurs car la variable d’ajustement, c’est la tendance de marché dans laquelle le marché est au moment o on doit sortir; Et ça par définition, on ne peut pas prévoir et on le subit si on est pleinement passif, sans réfléchir un peu en amont sur nos choix quelques années avant d’arriver au terme.
C’est quelque chose qu’on oublie quand on ne jure que par un etf S&P500 ou Monde sans vraiment comprendre ce qu’on achète.
On explique qu’il ne sert à rien de réfléchir, de tenter de timer le marché et qu’il faut rester investi en se basant sur ce que le marché a fait ces x dernières années. On oublie les cycles d’avant, on oublie les décennies perdues, on oublie de dire que sans rien complexifier, on peut diversifier son portefeuille de façon à aussi être capable de surperformer quand l’indice ne fait rien, mais que la surperformance se trouve à l’intérieur de l’indice et surtout à l’extérieur.
Bref, faire tourner son portefeuille trop souvent est contre productif. Mais ne pas le faire tourner dutout sur 40 années d’investissement, encore plus.
C’est se mentir à soi même que de ne pas comprendre que tout n’est que cycle. Et que les indices sont une illusion. Une illusion qui est une moyenne pondérée. L’approche qui vise à surinvestir sur une moyenne pondérée est moins performante que celle qui se met à vendre les meilleurs performers et acheter les plus mauvais sur le très long terme, juste pour vous faire réfléchir à ça au moment où on ne semble jurer que par de l’etf dca monde basé sur la pondération des capitalisations boursières au moment où elles sont le plus concentrées de l’histoire..
Et qu’a seulement les regarder (les indices), on se caresse dans le sens du poil à s’émerveiller d’une résilience qui nous fait louper l’essentiel de la performance que le marché peut apporter sans y passer tant de temps que cela.
L’indice vous endort dans une stratégie momentum par défaut qui sans le savoir, n’est pas la meilleure à long terme et vous fera louper vos véritables objectifs financiers.
Car on n’a pas les mêmes objectifs financiers tout au long de sa vie, et donc entre aller chercher de la performance et sauvegarder le capital, il y’a différentes approches nécessaires. Et dans sa vie on aura à la fois besoin de décupler son patrimoine puis de le sauvegarder. Aujourd’hui beaucoup sans le savoir mettent en place une stratégie pour décupler son patrimoine alors qu’ils cherchent à le sauvegarder et inversement, bcp ont des approches conservatrices et passives alors qu’ils sont à un âge o il faut prendre des risques pour décupler le patrimoine et tenter sa chance avec peu de risques quand on n’a pas de responsabilités et que les montants sont dérisoires par rapports aux rentrées d’argent que l’on aura le reste de notre vie.
Aujourd’hui, on tente de mette tout le monde dans la même boîte et c’est justement ce qui fera baisser la moyenne des performances futures et poussera, quand ces performances moyennes devenues médiocres dureront trop longtemps, les investisseurs à se poser les bonnes questions.
Potentiellement trop tard, en laissant sur la table beaucoup d’argent. Et se rendant compte qu’a vouloir ne pas louper les meilleures journées boursières, ils ont surtout manqué de voir là où la vraie performance s’est véritablement faite et était vraiment.
A vouloir ne pas louper les meilleures journées, on prends surtout les pires dans la tête. Et on ne voit pas la perte d’opportunité. La performance qu’on aurait pu faire si on avait regardé un peu plus loin que l’illusion de l’indice.
Mais cette perte d’opportunité, n’est jamais traitée, car par définition, ce qui n’est pas mesuré ne compte pas et n’est pas vu.
Alors on continuera de se dire qu’on n’a pas loupé les meilleures journées sur l’indice en ne voyant pas qu’on a loupé les meilleures journées qui n’étaient pas sur l’indice.
Dans un autre papier, je vous expliquerai ce que les investisseurs passifs, sans rien complexifier, devraient plutôt acheter à la place. Et non, il ne s’agît pas de stock picking. On peut très bien surperformer avec une stratégie ETF qui reste simple mais pas simpliste en mode all in monde. même si ça fonctionne très bien depuis des années.
Comprendre ce qu’on achète, comprendre pourquoi ça marche, et pourquoi ça ne pourrait ne plus marcher, et est-ce que c’est important réellement pour nous pour qu’on doive agir dessus, c’est cela qui est vraiment important.
Portefeuille Graphseo Bourse
Quelques résultats encore à arbitrer cette semaine sur ce que j’ai. je continue d’être agressif dans un marché qui reste momentum mais avec une volonté de plus en plus forte de faire tourner.
Et ça, ça vient étayer mon propos depuis quelques temps que l’essentiel est invisible pour celui qui ne regarde que les indices.
amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.


