Ce qu’il faut retenir
- Malgré l’incertitude économique et la guerre en Iran, des opportunités d’investissement émergent sur le marché.
- Le ‘Taco de Trump’ pourrait apaiser la situation, sinon l’incertitude continuera de peser sur les marchés.
- Une capitulation dans certains secteurs, notamment chinois et technologiques, indique un tournant potentiel.
- Les entreprises choisissent désormais d’acquérir des concurrents plutôt que de conserver des liquidités face à l’inflation.
- La surveillance de TotalEnergies et des engrais est cruciale pour anticiper les mouvements de marché liés aux tensions géopolitiques.
La bourse c’est un boulot simple et tranquille. On est assis toute la journée, pas de stress, pas d’incertitudes. :-)
Bon encore une semaine à oublier sauf que ce n’est pas vrai.
Car des opportunités il y’en a et des choses qui montent il y’en a.
Il suffit de regarder et de se préparer à la suite de la guerre en Iran.
Voici de quoi savoir où investir en bourse malgré la guerre en Iran et le Bordel Trump.
https://youtu.be/NOpwkzyU6wk
1. Introduction : Le calme avant la tempête ou l’œil du cyclone ?
Le paradoxe actuel des marchés est saisissant. Alors que Donald Trump a annoncé le report de son ultimatum concernant les infrastructures iraniennes au 6 avril — le week-end de Pâques — les indices refusent de respirer. Ce sursis, loin d’être une soupape de sécurité, installe une asphyxie lente.
En tant que stratège, je constate que le goulot d’étranglement structurel est désormais temporel. Le temps qui s’étire est devenu le pire ennemi de l’investisseur. Pour l’Asie, la situation devient critique : les stocks s’épuisent et l’absence de flux physiques dans le détroit d’Ormuz ne se résout pas par des communiqués de presse. L’objectif de cette analyse est de décrypter les signaux faibles que le marché murmure, car derrière la volatilité, des secteurs résilients préparent déjà l’après-guerre.
2. Le « Taco » de Trump ou l’asphyxie réelle du détroit d’Ormuz
Le seul véritable scénario de soulagement attendu par les salles de marché est ce que j’appelle le Taco de Trump : un pivot psychologique où il déclarerait « J’ai gagné, je rentre à la maison » pour justifier un retrait stratégique. Sans ce « Taco », le report de l’ultimatum est contre-productif. Il prolonge l’incertitude alors que, physiquement, aucun tanker ne circule.
Les paroles de Trump ne suffisent plus à calmer l’économie réelle. Le marché réalise que l’on ne peut pas attendre Pâques avec des stocks à sec.
« Le marché ne sera plus capable de se soulager juste parce qu’on repousse un ultimatum et qu’on ne va pas se faire une escalade supplémentaire sur les centrales électriques iraniennes. C’est même le contraire : le marché va commencer à se dire que ça s’étire vraiment trop en longueur. »
3. Capitulation et retournement : Le signal des valeurs chinoises et tech
L’observation technique nous livre un enseignement majeur : une Capitulation a eu lieu précisément au moment où les installations pétrolières iraniennes ont été ciblées et que Téhéran a riposté contre ses voisins. C’est à cet instant précis qu’un pivot s’est formé sur les valeurs chinoises. Des titres comme JD.com sortent de congestions majeures, signalant que le marché « trie les patates » et identifie de nouveaux gagnants liés à la consommation.
Côté technologie, le secteur du logiciel (SAP, Microsoft) arrive sur des supports historiques majeurs. Microsoft a déjà encaissé une correction brutale de -35 % par rapport à ses sommets, revenant travailler des zones de fin 2023. Un autre signal faible provient de Meta, lourdement sanctionné suite à un jugement sur l’impact social des réseaux. Nous sommes dans des zones de réaction intermédiaire : le graphique n’est pas encore totalement mature pour un retournement long terme, mais les acheteurs sortent du bois pour jouer la résilience technique.
4. M&A : Pourquoi les entreprises préfèrent « acheter le copain » que garder du cash
Dans un cycle de taux élevés et d’inflation persistante, le cash est un passif qui « finit par se faire bouffer ». Les entreprises qui ont accumulé des réserves massives post-Covid changent de paradigme : elles préfèrent acheter leurs concurrents plutôt que de voir leurs liquidités fondre.
C’est la logique du « acheter le copain » pour consolider son marché. L’exemple des spiritueux, avec une fusion potentielle entre Pernod Ricard et Brown-Forman, illustre cette tendance. Plus probant encore : la chimie. Des titres comme BASF ou Arkema affichent une divergence signalétique majeure. Ils montent malgré la hausse des matières premières. Quand un secteur affiche une telle force relative dans la tempête, c’est un signal haussier qu’aucun investisseur sérieux ne peut ignorer.
5. TotalEnergies et les Engrais : Baromètres de l’escalade
Tant que le risque géopolitique n’est pas totalement « pricé », les valeurs énergétiques et agricoles conservent des trajectoires exponentielles. TotalEnergies reste le maître étalon :
- Support tactique : 77 €.
- Support majeur : 70-72 €.
Tant que le titre évolue au-dessus de ces niveaux, la tendance reste haussière. Il en va de même pour les engrais avec IPI. Ces valeurs servent d’indicateurs de tension : si elles poursuivent leur course verticale, c’est que le marché anticipe un « cygne noir » encore plus sombre en Iran. À l’inverse, un retournement sur ces titres validerait enfin le Taco de Trump.
6. Le « Deuxième Domino » : Ce que les banques cachent
Derrière le conflit iranien se cache un cadavre que personne ne veut sortir du placard : celui du crédit privé et de l’endettement massif post-Covid. C’est le deuxième domino. Si l’Iran est l’étincelle, la dette est la poudre.
Il faut surveiller le secteur bancaire comme le lait sur le feu, notamment le Crédit Agricole. Le titre teste actuellement un Support fondamental.
- Scénario de rebond : Le support tient, validant une simple correction technique liée à la géopolitique.
- Scénario de rupture : Si les niveaux lâchent, le narratif change radicalement. On sort de la crise diplomatique pour entrer dans une crise de solvabilité ou une récession sévère.
Dans ce second cas, il n’y aura « pas de prisonniers », et les valeurs défensives comme Carrefour (pourtant bien orientée depuis fin 2023) ou Savania servira de fusibles. Une cassure nette forcerait les banques centrales à intervenir en urgence.
7. Conclusion : Préparer le point d’entrée idéal
La prudence est de mise : il ne faut pas « trop s’envoyer en l’air » en anticipant un rebond qui n’a pas encore de base graphique solide. Cependant, la résilience de titres comme Albert (Albemarle) sur ses points d’ancrage montre que la « Value » cherche son plancher. À l’inflation des matières premières pourrait succéder une « inflation de la bourse », portée par le recyclage nécessaire des capitaux.
« C’est en préparant que petit à petit on va avoir le point d’entrée idéal qui va commencer à se façonner devant nos yeux. »
Lundi sera le juge de paix. La question est simple mais brutale : Trump jouera-t-il son Taco pour libérer les indices, ou le marché validera-t-il l’absence de prisonniers dans ce nouveau cycle de capitulation ?
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amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel. Teste pendant 30 jours, satisfait ou remboursé
