En résumé
- Le marché subit une chute avec des actions en dégringolade et une anticipation de récession imminente.
- Les actions en Irak et la hausse des taux rendent l’or peu attractif, surtout face à un dollar fort.
- La stratégie militaire américaine échoue, libérant un ‘changement de régime’ en Iran, au profit du Corps des gardiens.
- La diplomatie américaine est perçue comme un piège, ce qui complique davantage les négociations avec l’Iran.
- Les tensions géopolitiques pourraient mener à une rupture de l’ordre mondial, changeant les dynamiques économiques.
L’or chute. Les actions dégringolent. On va pas se faire un dessin, le marché entame un possible krach. Le marché est entré en phase de capitulation. Comme j’avais pu l’expliquer, y’a pas de prisonniers dans ces moments où l’on anticipe la récession. Et même els actifs défensif baissent car il faut vendre pour récupérer de l’argent et faire face aux appels de marge.
Sans oublier que la hausse des taux offre une alternative à la prise de risque. Alors pourquoi même détenir de l’or qui n’offre pas de rendement surtout quand le dollar se renforce.
Une ligne rouge a été franchir pour le marché avec le bombardement des installations pétrolières et électriques de l’Iran.
Peut être pour mieux raccourcir la guerre mais rien n’est moins sûr. En attendant le marché joue l’inflation et surtout la récession si cela dure.
Finalement l’ultimatum lancé par Trump à l’Iran se retourne en un ultimatum lancé par le marché à Trump sous peine de voir le marché continuer sa chute.
Un peu comme il y’a un an avec les tariffs, les marchés décident de mettre la pression. La question est, combien de baisse, peut on accepter sans endommager durablement le sentiment de marché dans une bourse très concentrée.
Où la hausse des taux, la peur d’une récession, l’impact sur les dépenses IA et la guerre des monnaies peuvent avoir un effet domino dévastateur dans un marché étriqué d’un flottant réduit par des années de concentration.
C’est un peu toutes mes dernières vidéos en un espace temps.
Il va donc falloir procéder par étapes, voir l’évolution en sous vagues. La peur de la récession, le soulagement d’un cessez le feu, la sortie du bois de la FED pour du QE, la volonté de noyer le monde de pétrole pour un épisode déflationniste. Permettant la baisse des taux et une volonté de relancer la consommation de base par la dette une fois de plus en contrôlant les taux et accepter une inflation plus linéaire à terme.
1. L’illusion du succès tactique : un mirage stratégique
Au 19 mars 2026, le bilan militaire affiché par le Pentagone est flatteur : plus de 6 000 cibles iraniennes ont été pulvérisées. Les capacités de lancement balistique de Téhéran sont réduites à une peau de chagrin et sa marine conventionnelle est virtuellement inexistante. Pourtant, cette efficacité chirurgicale masque un naufrage stratégique. Washington s’est laissé attirer dans un piège télégraphié depuis des mois.
L’objectif initial — neutraliser le programme nucléaire — est d’ores et déjà un échec. Si les sites de Fordow et Natanz ont été frappés, le renseignement estime que Téhéran a eu le temps de disperser et d’enterrer suffisamment de matière fissile pour assembler quinze ogives. En frappant aujourd’hui le champ gazier de South Pars, Israël a forcé la main d’une administration Trump qui semble avoir perdu le contrôle de sa propre trajectoire. Avec un baril de Brent bondissant à 110 $ et le Qatar suspendant sa production de GNL après des frappes de représailles sur Ras Laffan, la question n’est plus de savoir si les États-Unis peuvent gagner, mais s’ils ont réalisé qu’ils ont déjà perdu le contrôle du récit.
2. Le « changement de régime » que personne n’a vu venir
Pendant que l’Occident fantasmait sur une révolution libérale, l’Iran a effectivement changé de régime, mais dans la direction opposée. Le pouvoir a glissé de la classe théocratique vers une junte prétorienne : le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC).
Ce basculement a été scellé par deux événements occultés par les bombardements : la mort de Larijani, l’unique véritable médiateur entre les militaires et le Guide Suprême, et l’ascension de Mojtaba Khamenei. Ce dernier, « sans barbe » et dépourvu de toute légitimité religieuse ou érudition cléricale, est purement un homme de l’appareil militaire. Ce passage d’une base de pouvoir mystique à une base strictement martiale rend le régime hermétique à la diplomatie traditionnelle. Pour l’IRGC, l’arme atomique n’est plus une option théologique, mais une nécessité biologique de survie.
« Le décret religieux contre les armes nucléaires a expiré avec la mort du Guide Suprême. L’IRGC est composé de penseurs militaires… Leur conclusion, la seule rationnelle, est qu’ils ont besoin de l’arme nucléaire pour la survie du régime. »
Conséquence pour l’investisseur : La prime de risque nucléaire doit être réévaluée de « faible » à « structurelle ». L’Iran ne cherche plus un accord, mais un sanctuaire.
3. La diplomatie comme « piège » : le verdict d’Oman
Le 18 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr Albusaidi, a publié dans The Economist une tribune au titre dévastateur : « America’s friends must help extricate it from an unlawful war ». Ses révélations brisent le mythe d’une Amérique cherchant la paix : à deux reprises en neuf mois, Washington et Téhéran étaient sur le point de signer un accord nucléaire historique. À chaque fois, des frappes américaines ou israéliennes ont été lancées quelques heures seulement après les percées diplomatiques.
Le mal est fait : la diplomatie américaine est désormais perçue à Téhéran comme un outil de ciblage destiné à fixer les dirigeants pour mieux les éliminer. Le conseiller à la sécurité nationale britannique, Jonathan Powell, confirme que l’Iran faisait des concessions réelles avant que les bombes ne tombent. En brisant la confiance du médiateur omanais, les États-Unis ont détruit l’unique « off-ramp » crédible.
« L’Amérique a perdu le contrôle de sa propre politique étrangère. » — Badr Albusaidi, Ministre des Affaires étrangères d’Oman.
4. L’économie de l’ombre : dommages permanents et cascade déflationnaire
L’analyse de l’expert Anas Alhajji et du trader Alyosha révèle une réalité physique que les marchés d’actions ignorent encore : la capacité de production du Golfe subit une dégradation irréversible.
- Le désastre des « shut-ins » : Entre 15 et 17 millions de barils par jour sont actuellement bloqués par des fermetures de puits forcées. Dans les réservoirs carbonatés de la région, un puits fermé ne redémarre qu’à 60-85 % de sa capacité initiale. Une partie de la production mondiale est perdue à jamais.
- L’asymétrie des coûts : Les États-Unis brûlent des intercepteurs à plusieurs millions de dollars pour contrer des drones à 20 000 dollars.
- L’impasse de l’OPEP : L’organisation, en tant que mécanisme de fixation des prix, est virtuellement morte.
Le véritable péril est ce que Alyosha nomme la « cascade déflationnaire ». Lorsque le détroit d’Ormuz rouvrira, les 200 millions de barils actuellement bloqués sur 400 pétroliers inonderont un marché dont la demande mondiale aura déjà été laminée par un pétrole à 110 $. Ce choc pourrait provoquer un effondrement des prix, entraînant une crise de solvabilité immédiate pour le Koweït et l’Irak dès le mois d’avril, et forçant les fonds souverains du Golfe à liquider massivement leurs actifs mondiaux pour combler leurs déficits.
5. L’effet domino : de l’overdrive militaire à la fenêtre d’opportunité sur Taïwan
L’épuisement américain au Moyen-Orient est le cadeau le plus précieux jamais offert à Pékin. Pour soutenir ce conflit, le Pentagone a dégarni le Pacifique, retirant des batteries Patriot du Japon et de Corée du Sud. L’USS Gerald Ford, déployé depuis 268 jours, pulvérise les records de la guerre du Vietnam, laissant les équipages et le matériel à bout de souffle.
L’analogie de 1941 est criante : les semi-conducteurs de TSMC sont les nouveaux champs de pétrole. En observant Washington s’enliser dans une guerre de 200 milliards de dollars sans issue stratégique, Xi Jinping voit s’ouvrir une fenêtre d’opportunité. Pékin n’attaquera pas selon le scénario prévu : un « feint » vers le Vietnam pourrait aspirer les derniers actifs américains vers le sud avant que la pression ne sature Taïwan avec un arsenal de 20 000 missiles balistiques. Le plus inquiétant ? Le haut commandement américain semble avoir discrètement conclu que Taïwan n’est plus une priorité vitale, la propriété intellectuelle ayant déjà été dispersée vers des usines en Arizona et au Japon.
6. Conclusion : vers une rupture de l’ordre mondial
Nous assistons à la décomposition en temps réel de l’ordre international d’après-guerre. Les États-Unis, autrefois architectes de la stabilité, sont devenus les spectateurs d’une escalade qu’ils ne dirigent plus. Lorsque Israël frappe South Pars sans coordination claire avec la Maison-Blanche, il traite les pays du GCC comme de simples pions destinés à absorber les représailles iraniennes.
La question pour les marchés n’est pas de savoir quand la guerre finira, mais ce qu’il restera de l’architecture financière mondiale une fois que la « monnaie de la force brute » aura remplacé la négociation. Dans un monde où la diplomatie est un piège et où la capacité de production énergétique est sacrifiée sur l’autel de l’improvisation, l’investisseur doit se préparer non pas à une crise, mais à un changement de paradigme permanent.
Portefeuille Graphseo Bourse
Je ne suis pas très satisfait de ma gestion depuis une semaine. Surement usé par un gros mois de février, je me suis trop reposé sur mes lauriers. Mais ce qui est fait est fait. Je redonne trop de performance à mon goût. Je peux encore accepter 2% de baisse sur le marché mais après faudra accepter d’avoir eu tort sur le timing pour repartir sur de meilleures bases.
Je continue de renforcer des titres qui devraient rebondir si soulagement il y’a. Je vois mal comment la guerre peut bien continuer trop longtemps. L’Iran pour moi devrait réussir à faire pression sur les US qui ne peuvent tenir trop longtemps et doivent choisir une porte de sortie. Ils choisissent celle de faire mal le plus possible et rapidement pour tenter de forcer la main. C’est pas le meilleur choix de ce que nous dit penser le marché. Mais faut accepter de souffrir un peu à court terme car pour moi la tendance de fond va rester valide et accentuée par la suite. Mais le timing n’est pas idéal et me laisse à risque.
Je me donne 48h et 2% encore de marge avant de devoir faire des choix. Déjà à la clôture ce soir, j’ne saurais plus sur ma résilience ou pas.
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amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel. Teste pendant 30 jours, satisfait ou remboursé
