En résumé
- Choisissez un courtier PEA en fonction de vos ambitions futures, et non juste pour vos besoins actuels.
- Les courtiers apparemment bon marché cachent souvent des frais et des limitations qui se révèlent avec le temps.
- Pour l’investissement programmé, privilégiez les courtiers offrant des ordres gratuits pour maximiser vos rendements à long terme.
- Attention aux frais additionnels pour les actions cotées hors de votre marché principal, même en Europe.
- Anticipez vos besoins d’investissement futurs pour éviter des transferts compliqués et choisissez des courtiers adaptés à votre stratégie de croissance.
Où ouvrir son pea ? Quel est le meilleur PEA ? Comparatif des meilleurs courtiers ? Chaque année c’est la même.
La vérité ?
Y’a pas besoin d’y passer 3 plombes. Y’a pas 36 courtiers qui sont bons.
Y’a en fait 1 courtier idéal pour toi, peut être 2. Point Barre
Je t’explique pourquoi en vidéo.
Choisissez pour l’investisseur de demain, pas pour celui d’aujourd’hui
L’erreur fondamentale que commettent de nombreux épargnants est de choisir un courtier adapté à leur situation « à l’instant t », avec un petit capital et des besoins limités. La première question à se poser est : prenez-vous l’investissement au sérieux ? Envisagez-vous d’investir des sommes plus importantes à l’avenir, potentiellement plusieurs dizaines de milliers d’euros ?
Si la réponse est oui, votre choix initial est déterminant. En effet, transférer un PEA d’un courtier à un autre est un processus « fastidieux » qui peut prendre des semaines. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Il est donc crucial de sélectionner dès le départ un partenaire qui saura accompagner votre croissance en tant qu’investisseur.
C’est important finalement de bien choisir son courtier PEA le premier coup, de la même manière qu’il ne faut pas trop se planter quand on choisit ses partenaires de vie […] C’est mieux de l’ouvrir d’ores et déjà non pas chez le courtier qui nous va bien aujourd’hui […] mais chez le courtier qui nous ira parfaitement dans notre projection que l’on se fait de nos investissements boursiers dans quelques années.
Le courtier « le moins cher » est souvent une illusion coûteuse
Les offres qui semblent les plus attractives financièrement cachent des coûts et des limitations qui se révèlent avec le temps et la croissance de votre portefeuille. Pour proposer des tarifs d’appel, ces acteurs doivent faire des compromis délibérés.
Le premier se trouve souvent dans la structure même des frais. Payer une somme qui semble faible en valeur absolue peut être trompeur. Par exemple, régler 1 € de frais sur un investissement de 100 € représente 1 % du montant. C’est « beaucoup trop cher » par rapport à l’objectif idéal de 0,1 % sur les valeurs européennes et américaines, et bien au-delà de la limite légale fixée à 0,5 %.
Le deuxième compromis se cache dans le spread. Certains courtiers se vantent d’offres « sans frais » mais se rémunèrent sur l’écart entre le prix d’achat et de vente d’un titre. Concrètement, vous obtenez des prix d’exécution moins bons que ceux du marché. Si la différence paraît négligeable au début, elle peut se chiffrer en « plusieurs centaines d’euros » à mesure que le portefeuille grossit.
Enfin, ces offres bon marché s’accompagnent souvent de limites opérationnelles qui deviennent critiques pour un investisseur sérieux : un service client limité, des infrastructures techniques qui « peuvent planter » en période de forte volatilité, ou encore un univers d’investissement plus restreint, avec moins d’actions ou d’ETF disponibles.
Pour les petits apports réguliers (DCA), un ordre gratuit surpasse des frais « bas »
Pour les investisseurs qui pratiquent l’investissement programmé (DCA, Dollar Cost Averaging) avec de petites sommes, la structure des frais est primordiale.
Prenons le cas concret d’un investisseur qui place « 100 € tous les mois » sur un ETF. Un courtier facturant 1 € par ordre lui imposerait 1 % de frais sur chaque investissement mensuel, ce qui est proportionnellement très élevé. Pour ce profil, le modèle le plus avantageux est celui qui annule complètement ces frais récurrents.
Certains courtiers, comme Fortuneo, proposent un « ordre par mois gratuit ». D’autres, comme Boursorama ou DeGiro, offrent une large sélection d’ETF sans frais de transaction. Pour un investisseur en DCA, l’une de ces deux approches est bien « plus intéressante » car elle permet d’investir chaque mois sans payer le moindre frais, optimisant ainsi la performance de la stratégie sur le long terme.
Attention au piège des frais géographiques, même en Europe
Un coût souvent négligé concerne les frais sur les actions cotées en dehors de la place de marché principale de votre courtier. C’est un point qui illustre parfaitement pourquoi il faut choisir pour l’investisseur que l’on souhaite devenir.
De nombreux acteurs comme Fortuneo, Bourse Direct ou le Crédit Agricole proposent des tarifs très compétitifs pour les actions françaises et européennes cotées sur Euronext. Cependant, le piège se referme dès que vous souhaitez diversifier votre portefeuille en Europe mais hors de cette zone. Pour acheter des actions « en Allemagne » ou dans les « pays nordiques », les frais « vont passer à 0,5 %.
De plus, ces courtiers appliquent souvent un « minimum de frais » par transaction. Cela signifie que pour atteindre un taux de frais raisonnable proche de l’objectif de 0,1 %, il faut passer des ordres de plus de « 800 ou 900 € ». Concrètement, cela rend la diversification par petites touches sur des actions allemandes ou nordiques quasi impossible à un coût raisonnable chez ces courtiers, bridant ainsi les ambitions d’un investisseur en pleine croissance.
Quel investisseur voulez-vous devenir ?
Le choix de votre courtier PEA ne doit pas être guidé par la seule recherche du tarif le plus bas aujourd’hui. L’élément le plus important est votre vision à long terme et la projection de vous-même en tant qu’investisseur sérieux. Anticiper vos besoins futurs vous évitera des transferts complexes et des frais cachés.
Pour les investisseurs visant des portefeuilles conséquents (au-delà de 15 000 à 20 000 €) et passant des ordres de plus de 1 000 €, les acteurs comme Saxo Bank (pour le PEA) et Interactive Brokers (pour le compte-titres) deviennent les choix les plus logiques pour leur solidité, leur tarification adaptée et l’étendue de leur offre.
Maintenant, la question n’est plus de savoir quel courtier est le meilleur, mais quel investisseur aspirez-vous à devenir ?
Portefeuille Graphseo Bourse
RAS. Je reste très liquide. Je me donne le temps, de ne pas me précipiter et de me remettre les graphs et les actualités en tête. En plus en pleine période d’annonce des résultats.
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amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
