La bourse a peur des 5%
D’une séance à l’autre, tout change rapidement dans le sentiment des investisseurs en bourse.
Et la dette et surtout les taux d’intérêts sont maintenant dans toutes les discussions.
On sait bien que le krach boursier arrive toujours d’une crise de la dette.
Et beaucoup de dettes avec des taux en hausse ne font jamais bon ménage. Les marchés boursiers résistent rarement longtemps à cela. Et surtout les valeurs de croissance technologiques
Mais c’est plus important de savoir pourquoi les taux montent plus que le fait qu’ils soient hauts.
Surtout qu’il faut aussi prendre en compte l’inflation dans leur calcul
Alors ici on ne parle que des dettes des Etats.
Avec la montée des taux, le marché indique que les tensions géopolitiques, les niveaux de dettes et des les déficits étatiques toujours plus grands donnent un prix à l’argent.
Il faut également prendre en compte le boom de l’IA avec le protectionnismes et les besoins pour les Etats de financer par stimulus les investissements dans les infrastructures IA et la souveraineté énergétique. Sans parler de la défense et des déficits publics déjà en place.
La BCE alerte même sur un krach boursier sur les valeurs IA.
Pourquoi la BCE alerte t-elle ? Je pense surtout car une grande partie du capital européen et de l’épargne est de plus en plus investie en bourse et notamment dans des ETF qui sont surconcentrés en valeurs IA, américaines de surcroit.
Dans un monde où l’argent coûte à nouveau quelque chose. Chaque bloc entre en concurrence pour attirer les capitaux et continuer de financer le système.
Plus que jamais, l’économie es dépendante aujourd’hui de la bonne santé de la bourse et la bourse de la bonne santé d’une poignée de valeurs IA dont les investissements ruissellent sur toute la chaine.
Avant de créer plus de productivité à moindre coût et donc de la désinflation, l’IA soutient surtout une inflation plus forte plus longtemps.
Dans les années 90, Greenspan avait évité de monter les taux de la FED face à l’inflation due aux investissements internet.
Ici Warsh aura la tâche probablement d’en faire de même.
On oubliera pas que Greenspan prononça en 1996 ces mots célèbres pour qualifier le marché d’exubérance irrationnelle. On alertait déjà à l’époque d’un krach à venir du au contrecoup des investissements quand les taux top élevés rendraient le financement plus compliqué.
Mais il fallut 4 années avant le début de la baisse.
Les Etats entrent en concurrence frontale avec les entreprises IA pour le financement
Chose intéressante, le marché obligataire prête de plus en plus d’argent aux grandes entreprises IA. Si ben qu’elles vont bientôt représenter un montant équivalent aux banques.
Les entreprises et les états entrent maintenant en concurrence pour l’argent. Ce qui poussera de nombreuses entreprises à faire des augmentations de capital en bourse plutôt;
On a passé la dernière décennie a avoir assez d’argent disponible pour investir dans tout.
On sent de plus en plus que ces prochaines années, la problématique principale sera de choisir dans un monde où l’argent coûte plus cher et ne coule plus à flots pour n’importe quoi.
Et à ce petit jeu, on voit que le financement de l’IA attire plus que le financement des Etats.
Tout ceci peut encore durer, mais c’est une tendance à prendre en compte.
En fin de compte, c’est la marge d’erreur qui s’affine. Il n’y en a plus. l’IA doit délivrer les promesses où les marchés s’impatienteront.
L’IA est obligée de délivrer ses promesses où il y aura des revalorisations importantes
C’est un point souvent oublié par les investisseurs.
Si à long terme, on valorise les profits.
à cout terme, le gros des performances et de la volatilité est due à des revalorisations du marché sur le narratif.
Cette revalorisation est déjà en cours avec la surperformance des actions dites value et la rotation.
Cela passe globalement inaperçue car tout le monde ne regarde que les valeurs IA mais beaucoup de choses surperforment.
Cependant il faut éviter de voir cela comme des actions défensives.
La majorité de ces valeurs performent car les investissements IA ruissellent dans ‘l’économie réelle. Et aussi, les valeurs possédant des actifs réels sont mieux valorisées dans un monde où inflation et taux sont et restent élevés plus longtemps.
Tout est connecté; Si le marché pense que l’IA ne délivrera pas autant sur ses promesses, je doute que les valeurs défensives tiennent le choc bien longtemps. On aura un scénario de récession qui sera alors remis sur la table.
Mais pas encore, pas encore
D’ailleurs y’a plusieurs scénarios qui commencent à émerger et surtout y’en a quelqu’uns qui je pense ne sont pas du tout pris en compte par le marché et peuvent donner des opportunités.
Si cela intéresse je peux en faire le sujet de la prochaine vidéo macro.
En gros, les taux peuvent continuer de monter avec la bourse. Mais ce n’est pas durable et à un moment donné l’un ou l’autre doit s’inverser.
Les mid terms arrivent. L’Iran c’est toujours compliqué, l’ia n’a toujours aucune remise en cause des capex géants mais cela n’empêchera de connaître de la volatilité tour à tour dans le cycle.
On peut très bien traverser une période plus sinueuse sans changer encore le narratif de fond sur l’IA.
De quoi être plus prudent, dans un monde où le levier est toujours là, le carry trade jamais loin avec le dollar qui bouge beaucoup aussi et les taux EU et Japonais qui redeviennent intéressants dans un avenir plus à risque.
En soit, rien de nouveaux sur ces risques. C’est le marché qui décidera quand il sera temps de penser que trop c’est trop et que cela nécessite une correction.
Le point majeur et que au-delà des leviers, le vix sous les 15 nous renseigne que personne n’a d’assurance.
Donc le risque, ce n’est pas une remise en cause du narratif IA, mais comme en juillet, une correction importante et rapide qui peut intervenir pour tout élément qui sera considéré comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Le risque c’est plus de voir le marché vouloir rapidement réduire son risque, repondérer et diversifier les portefeuilles à la rentrée.
Portefeuille graphseo Bourse
Le risque justement paye moins. Il va falloir réduire l’agressivité des positions. On sent qu’en une séance, le marché est capable de changer de sentiment et de confiance du tout au tout.
L’important revient donc à la protection des gains plus qu’a la volonté d’aller en chercher davantage. Tout du moins dans une période surement plus zig que zag.
Il sera toujours temps de revenir quand le marché considèrera que le mur de craintes qui est toujours présent en bourse, sera une raison d’espoir de mieux plus que de peur du pire.
amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.



