Ce qu’il faut retenir
- Le marché boursier de 2026 est influencé par les tensions US-Iran et le carry trade du Yen Japonais.
- Les investisseurs étrangers pourraient rapatrier leurs fonds si les taux d’intérêt augmentent, ce qui entraînerait des ventes d’actions américaines.
- Les interventions des États-Unis et du Japon sur leurs politiques monétaires affectent aussi l’Europe, surtout avec les élections françaises à venir.
- La guerre des monnaies exacerbe les tensions économiques et appelle à une meilleure collaboration européenne pour stabiliser les marchés.
- La Bourse américaine pourrait être trop grande pour échouer, et des mesures exceptionnelles de la FED pourraient intervenir en cas de crise.
La bourse en 2026, tout se passe le weekend. Trump a donc été retenu de bombarder l’Iran par la main de Dieu pour le second weekend consécutif. Et pour le second weekend consécutif nous avons une promesse de deal. Les futures sont verts, le pétrole en baisse. Cela marche à tous les coups et rebelotte semaine prochaine jusqu’au mid terms à ce rythme.
Le problème c’est qu’on continue de taper en Chine et aux USA dans les réserves stratégiques de pétrole et ce n’est pas un puit sans fond. L’Iran le sait et continue de jouer la montre. Malgré les alternatives au détroit d’Hormuz, on arrive au bout de ce que Trump peut faire dans cette guerre.
Surtout que la dette US doit être refinancée ces prochains mois et trump est au plus bas dans les sondages US. Un bloc de quasi 10 « trillion dollars » et avec des taux au-delà de 5%, la facture commence à être salée.
Ce weekend donc, le marché a décidé de se faire peur avec un risque connu : Le Carry Trade du Yen Japonais.
Les US ne peuvent pas se permettre de laisser la FED monter les taux même si l’inflation reste présente. Le Trésor américain ne peut pas se permettre de laisser les taux longs au-delà de 5% trop longtemps.
Et surtout le trésor US, ne peut pas se permettre de laisser la banque du Japon remonter ses taux et supporter un rebond du Yen en dumpant des obligations américaines, ce qui mettrait une pression supplémentaire sur les taux longs, le dollar et surtout le carry trade.
Le carry trade n’est pas un cygne noir, c’est un cygne gris, un problème connu et qui de temps en temps déclenche des ventes massives d’actions à défaut de pouvoir vendre les bons du trésor US qui déstabiliserait trop les taux longs US.
L’une des raisons de la forte hausse des marchés américains depuis les subprimes de 2008, c’est un monde de taux réels négatifs et d’emprunts du reste du monde en monnaies avec taux négatifs (Yen notamment) pour acheter des dollars et les investir aux USA en achetant des obligations et des actions.
Si bien que les étrangers n’ont jamais détenus autant d’actions US.
Le problème est que si les banques centrales domestiques commencent à supporter le rebond de leur monnaie et à pousser les taux vers le haut, il devient plus intéressant pour ces investisseurs étrangers de rapatrier leurs sous chez eux en vendant leurs actifs US.
Les obligations et l’immobilier étant plus compliqués à solder car plus illiquides, on solde en priorité les actions.
On a passé tellement d’années à acheter, que personne ne s’est soucié des contreparties le jour où il faut vendre. Et c’est ça qui crée un risque d’effet domino d’appels de marge et de baisse qui appelle la baisse.
Les USA ne peuvent pas se permettre de voir leur marché boursier baisser. La bourse c’est l’économie. Une baisse de la bourse c’est son consommateur aisé qui voit son capital retraite baisser et commence à se serrer la ceinture. Et le consommateur aisé c’est lui qui va acheter les levées de fonds des boîtes IA et qui va tenir le PIB US.
Mais les USA ne peuvent pas se permettre non plus de voir leurs taux monter. Un dollar faible c’est bien mais y’a une limite, celle qui pousse les étrangers à vendre leurs actifs et notamment les obligations et pousser les taux longs vers le hauts.
Que ce soit au Japon et aux USA, les banques centrales et le trésor sont donc coincés à pas pouvoir trop bouger et choisir entre la peste et le choléra.
Du coup, ce weekend ils ont fait copain copain et dans un rappel des accords de 1998 où les USa avaient déjà soutenus le yen pour éviter une explosion de la bulle internet et la repousser un peu plus déjà, on a vu les USA intervenir et s’immiscer dans la politique monétaire du Japon.
Le tout au détriment de l’Europe.
Car ce sont des euros qui sont vendus et potentiellement de la dette EU, qui mettra la pression sur les taux alors que là aussi, il y’a une dette à gérer et surtout notamment en France des élections qui arrivent. On peut imaginer que les US c’est un peu comme le film Harry, un ami qui vous veut du bien en mode je mets la pression pour pousser vers les politiques que je veux en Europe.
Au-delà donc de tout ce qu’on dira sur l’intervention USA/Japon pour supporter le yen. Ce que je regarderai c’est est-ce que les USA et le Japon vendent des euros et des obligations européennes pour se supporter l’un l’autre et mettre une pression accrue sur le marché obligataire européen.
Ce qui à mon sens sera le cas et doit certainement pousser plus rapidement vers des obligations communes européennes comme le suggère Draghi depuis 2012 en guise de protection.
14 ans après avec de nombreuses économies au même niveau plus ou moins, on a potentiellement jamais été aussi proche de pouvoir le faire. Mais comme les Européens ne savent que se bouger au pied du mur, il faut certainement que le marché attaque un peu plus les dettes et surtout réduise l’écart entre la dette Allemande et Française pour pousser les Allemands à sauter le pas. Pas gagné.
Les USA et le Japon sont en train pour moi de nous expliquer qu’ils vont bosser ensemble pour tenter de manipuler leurs devises et leurs taux afin de pouvoir gérer leurs dettes en laissant l’inflation filer et en continuant du stimulus à gogo sans faire s’envoler les taux et ainsi avoir un combo croissance stimulée par dette et inflation qui résorbe l’inflation tout en contrôlant la courbe des taux.
Mais l’Europe à ce petit jeu peut se retrouver être la porte de sortie si le Japon doit par exemple vendre des obligations de quelqu’un quand les USA c’est interdit et que bon les Iles Caïmans, on peut se dire que c’est majoritairement de la dette Us substituée probablement.
Vendre l’euro, permet de mettre la pression sur l’Europe pour pousser les politiques là où ils veulent s’ils ne savent pas réagir assez vite vers encore plus de collaboration.
Je vois en tout cas le mouvement comme cela à plus moyen terme et il faudra observer l’euro dollar car ce sera important pour le mouvement des flux et la continuité de la force boursière européennes que l’on a actuellement.
Avec l’élection française approchant, il faudra voir la pression que le marché mettra sur les taux Français.
Car 4 % aujourd’hui avec une inflation à 2%, c’est vraiment pas cher payé pour le niveau de risque. Et si les USA/Japon mettent la pression juste avant les élections où Le Pen/Mélenchon rendent les investisseurs nerveux, ça peut faire mal. Mais ça peut aussi être le dos au mur qu’il faut à l’Europe pour réagir avant et ensemble. On peut toujours rêver mais ça va se jouer là.
La guerre des monnaies est plus que jamais là, et se jeter dans les bras du Qatar ou de la Chine ne sont pas des solutions durables. Il faudra faire les bons choix ces tout prochains mois en Europe
Voilà du coin de l’oeil le risque que je vois pour l’Europe alors que tout le monde va se concentrer sur le couple USA/Japonais , il faut je pense voir le coup d’après arriver.
La Bourse est devenue too big to fail aux USA. à la moindre crise, la FED se mettra à acheter des ETF actions pour soutenir les marchés.
Pour moi on reste dans l’hypothèse de travail que j’ai depuis 2020. Il faut accepter l’inflation pour supporter l’investissement par stimulus et taux réels bas dans le contexte géopolitique de guerre froide 2.0 et forcer la Chine à réévaluer sa monnaie. Et donc, pas d’alternative, il faut investir et consommer pour pas perdre en pouvoir d’achat.
C’est une série en encore pas mal d’épisodes.
Portefeuille Graphseo Bourse
Retour au plus haut pour moi, j’ai déjà pris mes profits sur le rebond joué sur les valeurs IA. J’ai profité pour élaguer mes très mauvaises positions et prendre des pertes. Il me reste encore quelques canards boiteux à gérer mais portefeuille dorénavant très liquide. J’ai pas voulu jouer le rebond en V du marché cette fois, me disant qu’on serait stoppé et qu’on utiliserait août pour zig zag et faire tourner sur d’autres secteurs. On va rapidement savoir. Je ne compte pas rester très liquide trop longtemps. Mon but va être de faire tourner sur les secteurs indiqués dans ma vidéo hebdo sur youtube.
amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.
