Bulle IA : La bourse ne peut plus baisser et c’est inquiétant

La bourse ne peut plus baisser !

La bulle ne fait que commencer.

L’Ia est inarrêtable.

Entre buy the dip et la bulle de l’IA, l’été promet d’être chaud sur les marchés aussi.

Il est donc temps d’y voir plus clair pour trancher

Et éviter de se faire noyer par le bruit.

​L’analyse est dispo ici

Je vais donc à l’essentiel dans cette vidéo comme chaque semaine pour vous donner les clés MACRO pour savoir où ira la bourse et surtout où il faudra investir pour passer au travers des gouttes.

Ce qui nous attend et où investir maintenant.

Le vertige des sommets

Le marché boursier actuel place l’investisseur face à un paradoxe fascinant, presque inquiétant. Tandis que les indices flirtent avec des records historiques, l’économie réelle semble marquer le pas : aux États-Unis, l’indicateur du tonnage de fret par camion — baromètre historique de la santé économique tangible — reste désespérément plat depuis six ans. Ce décalage alimente les craintes d’une bulle spéculative calquée sur l’an 2000.

Pourtant, sous la surface des indices, la mécanique est radicalement différente. Nous ne sommes pas simplement face à une hausse de prix, mais face à une mutation structurelle de la « tuyauterie » financière et de la hiérarchie sectorielle. Pour comprendre pourquoi la bourse refuse de baisser, il faut délaisser les slogans pour analyser les flux de capitaux, les enjeux géopolitiques et la transformation des indices historiques.

Ce n’est pas la bulle Internet (et voici pourquoi)

La comparaison avec l’an 2000 s’arrête dès que l’on ouvre les bilans comptables. À l’époque, le marché achetait des promesses de clics sans rentabilité. Aujourd’hui, les leaders de la Tech sont des forteresses de cash.

« La majorité des boîtes d’IA font des profits record, ce qui n’était pas le cas à l’époque de l’internet. […] Aujourd’hui on a une concentration qui est beaucoup plus forte, mais ce qui est important de comprendre, c’est plus la psychologie du marché. »

Un changement fondamental s’opère également dans la nature même des entreprises technologiques. Des acteurs comme Micron ou SanDisk, historiquement ultra-cycliques car dépendants du prix de la mémoire, tentent désormais de transformer leur modèle. En profitant d’une demande explosive, ils négocient des contrats de fourniture à prix fixes sur 3 ou 5 ans avec les géants du Cloud. Cette volonté de réduire la cyclicité change la donne : si ces entreprises parviennent à stabiliser leurs revenus malgré les fluctuations du marché, leur valorisation ne peut plus être jugée selon les critères du passé.

L’IA « cachée » : Pourquoi le Dow Jones est devenu une valeur Tech

L’erreur classique est de chercher l’IA uniquement dans le Nasdaq. En réalité, l’IA « ruisselle » sur l’économie physique. La construction massive de data centers par les Hyperscalers (Microsoft, Google, AWS) génère une demande colossale pour des secteurs tangibles.

  • Infrastructures et Matériel : Le Dow Jones est porté par des titres comme Caterpillar. Si vous achetez l’indice historique, vous achetez du Caterpillar, qui profite de la construction des infrastructures IA. Chez Goldman Sachs, Caterpillar représente une pondération majeure, prouvant que l’IA soutient l’industrie lourde.
  • La mutation des indices : L’entrée de Google dans le Dow Jones à la place de Verizon est un symbole fort. On remplace un acteur des télécoms distribuant 6 à 7 % de dividendes par un géant technologique axé sur la croissance et le rachat d’actions.
  • Énergie et Matériaux : La demande électrique des centres de calcul redonne un souffle inédit aux valeurs énergétiques, créant des goulots d’étranglement qui soutiennent les prix.

Même en cherchant la diversification via le Dow Jones, l’investisseur achète désormais de l’IA sans le savoir, car la performance des « Blue Chips » est désormais corrélée à la capacité de construction des infrastructures numériques.

La « Tuyauterie » du marché : Le pouvoir occulte des flux passifs

La hausse des marchés est autant technique que fondamentale. L’argent ne se dirige plus vers des actions choisies, mais vers des ETF passifs qui achètent mécaniquement les plus grosses capitalisations.

Ce système crée un cercle vicieux (ou vertueux) de concentration. Ce phénomène est accentué par le flottant réduit : au cours des dix dernières années, les rachats d’actions massifs ont raréfié les titres disponibles, faisant monter mécaniquement les cours à chaque nouvel entrant. Cependant, un risque de « l’effet ciseaux » existe : si les géants de la Tech décident de réduire leurs rachats d’actions pour financer leurs Capex (investissements massifs en processeurs et data centers), la « tuyauterie » pourrait se gripper. Sans le soutien des rachats d’actions, la sensibilité aux flux sortants deviendrait brutale.

Le risque social : Le « Féodalisme Économique »

Nous assistons à la naissance d’une économie « en K ». D’un côté, une caste de « seigneurs » (grandes entreprises technologiques et investisseurs aisés) dont la richesse explose. De l’autre, une majorité de la population qui « tire la langue » face à une inflation que les salaires ne compensent plus.

« Ce gap de richesse qui continue à s’agrandir pourrait mener à des régulations qui « casseraient les pattes » de la croissance anticipée. Si vous voulez, ça va coincer politiquement avec des élus qui voudront taxer un petit peu plus ou supporter le consommateur de base. »

C’est le principal frein à l’horizon 2026 : la pression sociale. Si les gouvernements (USA, Chine avec les tactiques de scraping d’Alibaba, Japon avec son stimulus permanent) soutiennent leurs champions pour des raisons de souveraineté géopolitique, ils devront tôt ou tard arbitrer face à l’insatisfaction populaire. Une régulation stricte de l’IA ou une taxation des superprofits Tech ne viendrait pas d’une défaillance du marché, mais d’une nécessité politique.

« Too Big to Fail » : Quand la Bourse devient l’économie

Le marché boursier américain est devenu « Too Big to Fail » car il soutient directement la consommation. Ce sont les ménages les plus aisés, portés par l’effet de richesse de leurs portefeuilles, qui maintiennent le PIB à flot.

L’histoire montre que lors d’un retournement, les valeurs « Value » ou de qualité font preuve d’une résilience pendant 6 à 9 mois. Mais si la baisse de la bourse persiste, les riches finissent par « serrer la ceinture », impactant alors la consommation globale et provoquant, par ricochet, une crise de l’économie réelle. Dans ce scénario, la bourse ne baisse pas parce que l’économie va mal ; c’est l’économie qui sombre parce que la bourse a décroché.

Conclusion : Vers une volatilité de transition

Le marché n’est pas nécessairement dans une bulle condamnée à l’explosion immédiate, mais dans une phase de mutation profonde. La nouvelle normalité sera faite de volatilités extrêmes, avec des rotations sectorielles violentes mais nécessaires.

Pour 2026-2027, la clé sera une sélectivité accrue. Tandis que tout le monde se rue sur les semi-conducteurs, des opportunités contrariennes pourraient apparaître dans le Software. Aujourd’hui délaissé car jugé « disruptable » par l’IA, le secteur du logiciel possède des valorisations attractives et des programmes de rachat d’actions qui, à terme, pourraient en faire le nouveau moteur de performance.

Réflexion finale : En tant qu’investisseur, êtes-vous capable de distinguer une entreprise réellement saine d’une valeur simplement portée par la « tuyauterie » technique des ETF et des rachats d’actions ? La réponse à cette question séparera les gagnants de la prochaine décennie des victimes de la concentration.

amicalement

Julien

PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.

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Julien

Julien

Julien Flot est Investisseur pour compte propre depuis 2006 et vous aide en toute transparence au quotidien à mieux investir en bourse. Julien est comme vous, il a un jour voulu débuter en bourse, rapidement perdu quelques milliers d'euros avant d'apprendre de ses erreurs, bâtir une stratégie et l'appliquer avec discipline. Aujourd’hui grâce à sa "stratégie du moindre risque" il est devenu un investisseur qui bat régulièrement le marché ! Sur Graphseo bourse, il partage depuis 2008 ses succès, échecs, conseils, analyses et investissements pour vous aider à mieux investir et gagner en bourse à moindre risque ! Découvrez l'histoire de Julien Flot ici.