Bulle IA et Guerre Iran : Il faut acheter ces actions oubliées
Tout a déjà trop explosé ? Non. Quelles actions acheter cet été pour performer ? Il reste encore beaucoup d’opportunités dans des secteurs oubliés.
Je vous donne mes thèmes d’investissement et je fais une revue des meilleures actions de mon portefeuille pour surperformer le marché cet été, même en cas de krach boursier.
Oubliez les indices : 5 leçons stratégiques pour dénicher les pépites boursières de l’été
Le paradoxe du marché en « zigzag »
Le sentiment actuel sur les places financières est celui d’une profonde confusion. Les grands indices, du CAC 40 au Nasdaq, semblent s’essouffler dans des mouvements latéraux nerveux qui usent la patience des investisseurs. Pourtant, cette stagnation apparente est un trompe-l’œil.
Pour nous, investisseurs sélectifs, la véritable opportunité a quitté les indices globaux pour se nicher dans la rotation sectorielle pure. Jusqu’à l’horizon 2027, la performance ne viendra pas d’une exposition passive au marché, mais de notre capacité à identifier des dossiers spécifiques au moment où le « bruit » macroéconomique sature. Le salut est dans la précision, pas dans la masse.
Le grand arbitrage macro : Cap sur 2027
L’analyse des taux longs (le 20 ans américain) reste ma boussole absolue. Actuellement, le marché s’enferme dans une vaste figure de congestion — un triangle technique dont l’apex, le point de décision final, se situe en 2027.
Il est crucial de comprendre la nuance des taux réels (taux nominaux moins inflation). Même si les taux montent, tant que l’inflation progresse de concert, nous restons dans une configuration que je considère comme accommodante. Cependant, la mission de la Fed est claire : ramener la target à 2 %.
« L’inflation va rester plus élevée pour plus longtemps et que les taux également vont rester plus élevés pour plus longtemps. »
Pourquoi c’est important : Ce « zigzag » graphique est une phase de préparation. Si nous cassons cette figure par le bas, le scénario changerait radicalement : ce serait un signal d’alarme pour les actions de croissance au profit de la « Value » peu endettée. Pour l’instant, tant que nous oscillons entre les bornes, je reste acheteur, mais je surveille les lignes de fracture : sur le CAC 40, je maintiens un biais positif tant que nous tenons les 8 100 points. Sur l’euro-dollar, le pivot se situe à 1.15/1.16 ; franchir ce niveau m’inciterait à réduire l’exposition US au profit de l’Europe.
Psychologie de l’investisseur : Mon propre « secouage de cocotier »
Je vais être honnête avec vous : je me suis fait avoir « comme un bleu » récemment. Sur des dossiers comme Figma ou certains semi-conducteurs, j’ai subi ce que j’appelle le « secouage de cocotier ». C’est cette volatilité extrême de court terme qui vient purger le marché des « mains tremblantes » juste avant le vrai départ. Mentalement, j’ai eu une semaine de faiblesse, et j’ai appuyé sur le bouton de sortie par fatigue émotionnelle.
L’erreur n’est pas de sortir — l’erreur serait de laisser mon ego ou mon biais de PRU (Prix de Revient Unitaire) m’empêcher de revenir. Pour ne plus subir ces biais, j’applique désormais trois règles strictes :
- Entrer et sortir par étapes : Ne jamais jouer « all-in » pour lisser l’impact émotionnel.
- Tuer le passé : Le prix auquel j’ai vendu hier est hors sujet. Seul compte le signal d’aujourd’hui.
- Obéir au signal : Si le graphique valide un retournement, je rachète, même si c’est plus cher.
Les « mal-aimés » de l’IA : Le retour des logiciels disruptés
J’observe un phénomène fascinant sur les valeurs logicielles comme Wolters Kluwer, ServiceNow, ou Monday.com. Ces titres ont été massacrés par peur d’une disruption par l’IA. Pourtant, nous assistons aujourd’hui à des retournements spéculatifs. Attention : ce ne sont pas encore des marchés haussiers confirmés, mais des rebonds sur des zones où toutes les mauvaises nouvelles sont déjà « dans les cours ».
Ma stratégie ici est celle de l’escalier :
- Acheter la congestion sur les supports (ex: 57-58€ sur Wolters Kluwer).
- Jouer la cassure des obliques baissières.
- Prendre des profits systématiques sur les résistances (63€, puis 68€).
Pourquoi c’est important : L’asymétrie risque/rendement devient attractive sur ces secteurs détestés. On ne « tue » pas des leaders de marché aussi facilement, et la neutralisation de leur tendance baissière offre des points d’entrée tactiques de premier ordre.
Énergie et Santé : Pourquoi le timing devient idéal
Le secteur de l’énergie, malgré la mollesse du pétrole, est porté par une tendance de fond : l’IA est une dévoreuse d’électricité. Cela remet des dossiers comme Viridienne (ex-CGG) ou Enphase (solaire) dans ma ligne de mire. Ce ne sont pas encore des signaux d’achat immédiats (« Buy »), mais des valeurs que je replace impérativement en watchlist.
Côté santé, un titre comme Sartorius Stedim (DIM) montre des signes de vie avec des formations en double bas. On sort du pessimisme extrême.
Pourquoi c’est important : Comme je le dis souvent, « ne tuez pas l’ours avant de l’avoir tué ». Les cycles baissiers sont longs, mais quand on voit des biseaux descendants se briser, c’est le signe que le flux revient. Sur l’énergie, je surveille le pétrole : entre 60 et 90, nous sommes en zone neutre. Une sortie par le haut relancerait tout le secteur parapétrolier.
Acheter un prix vs Acheter une configuration
C’est sans doute la leçon la plus importante pour ce second semestre. Dans mon portefeuille dynamique, je distingue deux approches :
- La première ligne (Acheter un prix) : Je tente un pari parce que le titre est « pas cher » techniquement. C’est une position légère, une simple prise de date.
- La position pleine (Acheter une configuration) : J’accumule lourdement uniquement quand le marché valide la tendance par une figure de continuation claire.
L’erreur que font la majorité des investisseurs c’est de tailler trop gros les premières lignes quand il n’y a pas suffisamment de signal et puis derrière d’accumuler au fur et à mesure où ça baisse. »
Pourquoi c’est important : Moyenner à la baisse sur une ligne déjà trop lourde est un suicide financier. Je préfère payer plus cher une action qui « monte » qu’accumuler une action qui « plonge » sous prétexte qu’elle est bradée.
Conclusion : Vers un second semestre sélectif
Le marché actuel ne récompensera pas la paresse. Oubliez les indices globaux qui risquent de zigzaguer jusqu’en 2027 et concentrez-vous sur la spécificité. Le succès de cet été dépendra de votre agilité à naviguer entre les secteurs et de votre discipline à couper les positions qui ne délivrent pas de signal.
Êtes-vous capable de racheter un titre 10 % plus cher que votre prix de vente si le signal est là ? C’est à ce prix — psychologique — que se gagnent les batailles boursières de demain.
Appel à l’action : Quel est votre « Top 3 » pour la fin de l’année ? Regardez vos lignes actuelles : les détenez-vous par conviction passée ou parce qu’elles vous donnent un signal aujourd’hui ? Répondez avec honnêteté.
amicalement
Julien
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PS: Tous mes investissements sont partagés en temps réel sur L'Académie des Graphs. Le portefeuille représente mes convictions personnelles consolidées (de mes différents courtiers) et n'est pas une incitation à l'achat ni à la vente. La performance en cours inclus les gains ou moins values latentes et l'impact du change sur les actions étrangères. Performance 2025: +145%; 2024: +41%; 2023: +38%; 2022: +46%; 2021: +122%; 2020: +121%; 2019: +79%; 2018: +21%; 2017: +24%; 2016: +12%; 2015: +45%; 2014: +30%; 2013:+72%, 2012:+9%, 2011:-11%... Clique-ici pour découvrir l'Académie des Graphs où je t'accompagne au quotidien, partage mes positions et portefeuilles dynamique et long terme en temps réel.


